Vrac de trucs japonais terminés (treizième édition)

Ça porte malheur, parait-il, mais je n’ai jamais vraiment été superstitieux. Donc…

Manga

Akira: bon, inutile de résumer l’histoire ou de parler du manga en lui-même, j’imagine. C’était peut-être, avec Dragon Ball, le manga le plus iconique dans la France des années 1990, ou du moins l’un de ceux qui y a fait couler le plus d’encre, pendant et après. Quoi qu’il en soit, Akira est un monument culturel, et la sortie de cette réédition dite « originale » semble, au premier abord, logique. Même si les précédentes n’étaient pas des ratages, la première version en noir et blanc n’était clairement pas à la hauteur de celle-ci, et la version colorisée américaine, en dépit de son excellente qualité, avait néanmoins le défaut de n’exister qu’en sens de lecture occidental. Meilleure édition d’Akira, donc? Peut-être bien, même si elle n’est pas exempte de défauts. Le principal étant le carton dégueulasse utilisé pour les couvertures, qui gondole honteusement et s’abîme pour un rien. Dommage, aussi, que le contenu du « volume 14 » de l’édition couleur ne soit pas de la partie (du moins pas totalement). Mais ça fait quand même vraiment plaisir de voir revenir Akira en librairie, trente ans après sa première publication au Japon, alors qu’il devenait particulièrement difficile à trouver dans ses précédentes éditions. Et ça fait aussi plaisir de savoir qu’elle est arrivée à son terme, cette édition, parce que les multiples reports de date de publication, à quasiment chaque volume, sous prétextes divers, c’était devenu un running gag.

Mermaid Prince: il s’agit d’un recueil de trois histoires distinctes, intitulées respectivement Les Hauts de Pluie et Lune, Jour de Neige et, enfin, Mermaid Prince proprement dite. La première (en deux longs chapitres) raconte l’histoire de Araki Umino, jeune fille atypique confrontée aux premiers émois de l’adolescence; enfin, d’abord ceux d’une de ses copines, puis les siens propres. Le tout est traité de manière assez brute, Araki étant à peu près l’exact contraire d’une romantique, mais vu le genre de petit con qu’est le seul mec nommé du récit, ce serait vraiment difficile le lui reprocher. La deuxième histoire est beaucoup plus courte, mais aussi beaucoup plus mélancolique, mettant en scène une bibliothécaire qui, le temps d’une tempête de neige, accueille dans son refuge livresque un duo de mystérieux vagabonds. Peut-être ma préférée du recueil, bien qu’il soit difficile d’en dire davantage s’en en révéler la totalité (ce qui serait très dommage). Quant-à Mermaid Prince, elle raconte l’histoire (à tendance romantique) de la lycéenne Matori Tamashiro et de son camarade Mugi, asthmatique à tempérament artistique (et mélancolique), débarqué depuis peu à Okinawa; le tout sur fond de croyance au mythe d’une sirène qui exhausserait des vœux. En réalité, bien que Matori semble en être la narratrice principale, le récit est principalement centré sur Mugi, un « déraciné » qui vit douloureusement son arrivée sur l’île (et les brimades qu’il subit n’arrangent rien). D’autant qu’il n’accepte pas vraiment le mariage de sa sœur (apparemment la seule famille qui lui reste) avec un plongeur autochtone, pourtant particulièrement bienveillant à son égard. Occupant plus de la moitié du total des planches de ce volume, il est assez logique que ce soit ce récit qui lui donne son nom. D’autant qu’il est probablement le plus intéressant (objectivement parlant), déjà pour son histoire, certes cousue de fil blanc mais particulièrement feel good (grâce au personnage solaire de Matori), et surtout pour son approche « coming of age » des légendes insulaires. Bref, ça ne fait que confirmer ce que je pense depuis Our Summer Holiday: Kaori Ozaki gagne vraiment à être lue.

Anime

Dororo: ce qui aurait pu être l’une des meilleures modernisations d’un manga relativement ancien (plus d’un demi siècle, quand même) s’avère au final plutôt… meh. Pas sur le plan de l’histoire (même si, évidemment, il y a des facilités; ce n’est pas une trahison de l’œuvre d’origine, et c’est le principal). C’est sur le plan formel qu’il y a le plus de méchancetés à dire. Car, autant j’adhère à la refonte du chara-design par Hiroyuki Asada (lisez donc I’ll, tiens; meilleur manga sur le basket après Slam Dunk et Real), autant le côté totalement random de l’animation et du dessin, surtout dans la seconde moitié, rendent le visionnage parfois douloureux pour les yeux. Non, sérieusement, certaines scènes sont juste dégueulasses, et parfois suivies ou précédées d’une autre qui s’avère, elle, par contre impeccable. Bref, Dororo, c’est un peu le grand huit version japanim’. Et si on ajoute à ça les problèmes intrinsèques à sa plateforme de diffusion exclusive (Amazon Prime Video)… Voilà quoi.

One-Punch Man (saison 2): vu la qualité du matériau de base, toute adaptation d’OPM part avec un avantage très certain sur la majorité de la concurrence dans le domaine de l’anime de baston à tendance nekketsu. Du coup, oui, c’est bien. Mais c’est clairement, nettement, totalement pas à la hauteur de la saison précédente. Parce que beaucoup plus mou, que ce soit lié à l’augmentation du blabla ou à une scénarisation plus fonctionnelle que dynamique. Quant-à l’arc dont il est question ici, il laisse la part belle à Garoh, et relègue Saitama pratiquement au rang de perso secondaire. Hikaru Midorikawa avait manifestement beaucoup plus de lignes de texte que Makoto Furukawa (enfin, moi, ça me va, j’aime bien le timbre de voix de Midorikawa). Bref, c’était cool, mais la première saison était tellement mieux…

Roman

Mawaru Penguin Drum, vol. 3: Keiju Tabuki a disparu de la circulation et Ringo Oginome commence à tisser de nouveaux liens avec Shôma Takakura. L’ennui, c’est que Himari, la sœur de ce dernier, a toujours son très sérieux problème de santé et que, pour payer les frais médicaux, son frère Kanba s’est acoquiné avec les restes de l’organisation criminelle autrefois dirigée par leurs parents. Un dernier volume, dans un cycle de Kunihiko Ikuhara, ne peut signifier que flashbacks qui renversent les certitudes, choix presque exclusivement dictés par l’affect et retournements de dernière minute. Et, comme dans la série animée, on ne peut pas dire qu’on n’est pas servi. En outre, il est bon de signaler que, jusqu’au bout, la série de roman aura été d’une fidélité quasi-absolue à son homologue télévisuel. On y retrouve donc les mêmes thèmes (les liens familiaux, les conséquences des actes des « aînés » sur la vie des enfants ou cadets, le sens d’un sacrifice, etc.) traités exactement de la même manière (ou presque) en suivant le même événementiel. Du coup, oui, si on a vu la série, c’est une redite sans réel apport. Mais tant que c’est bien, pourquoi s’en plaindre?

Sur ce, je vous laisse, j’ai un marronnier en préparation. Et une partie de Stellaris sur le feu.

Au revoir; à bientôt.

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