Le marronnier de la fin juillet

Alors, je suis un peu embêté. Parce qu’en fait, j’avais totalement zappé de m’intéresser préalablement à ce qui allait arriver de nouveau cet été. Certes, j’avais bien lu/entendu deux ou trois annonces qui avaient un peu retenu mon attention sur le moment (comme celle de la reprise de DanMachi ou celle du début de Fire Force), mais je n’ai pas du tout essayé de me renseigner sur l’ensemble. Du coup, une fois n’est pas coutume… bah j’ai presque tout regardé (de ce qui est légalement simulcasté en France, s’entend). Sauf, évidemment, les suites et reprises de trucs que je ne suivais pas avant (comme Symphogear), auxquelles je n’avais pas accroché (genre StarMyu) ou sur lesquelles j’ai énormément de retard (par exemple A Certain Scientific Accelerator). Et c’est vraiment la dernière fois que je fais ça.

Are You Lost?: … aurait dû s’appeler « Are You Dumb? » parce que… parce que. Le pitch? Suite à un accident d’avion, une intello, une bimbo, une sportive et une survivaliste se retrouvent naufragées sur une île déserte. Alors, oui, ça ressemble au début d’une blague pourrie, mais réalisez bien qu’avec un pitch pareil, ç’aurait très bien pu être un Lord of the Flies en miniature, ou un Lost en moins alambiqué, ou à peu près n’importe quoi. Là, c’est effectivement n’importe quoi. En l’occurrence, du K-On! à la sauce Robinson Crusoé. Ce qui, à la limite, passerait encore, si trois persos sur quatre n’étaient pas des têtes-à-baffes parfaitement stupides: hormis la survivaliste, que des connes. Si on ajoute à ça l’humour très beauf qui parcourt l’ensemble du script… voilà, quoi.

ARIFURETA: Hajime Nagumo en bavait déjà quand il était lycéen, et maintenant qu’il a été invoqué avec le reste de sa classe dans le monde de Druaga DanMachi UniversdeDungeonRPGlambda, c’est encore pire. Trahi et laissé pour mort dans le gros donjon local, il parvient à survivre tant bien que mal en devenant plus ou moins un monstre, avant de trouver, bien gardée, une jeune fille scellée dans la pierre. Qui a vachement moins de classe qu’Azel, mais apparemment, tout le monde s’en fout. Une fois n’est pas coutume, cet isekai adopte une posture à la Grimgar/Re:Zero/Rising of the Shield Hero, à savoir celle d’un « héros » qui démarre au bas de l’échelle et en chie méchamment (voire létalement). Et pour l’heure c’est bien le seul intérêt du truc, parce que ça manque quand même cruellement d’ambition (et de créativité, mais j’ai l’impression que quand on écrit « isekai » en ce moment, ça fait partie du cahier des charges).

COP CRAFT: il y a une quinzaine d’années, un passage s’est ouvert au milieu du Pacifique sur le monde à tendance fantasy de Reto Semaani, et une ville, San Theresa, s’est construite de toutes pièces près de son entrée. L’inspecteur Kei Matoba doit y faire équipe avec une chevalière venue de l’autre monde, Tilarna, afin de coincer les responsables de la mort de son ancien coéquipier et trafiquants des fées de Reto Semaani. De l’anti-isekai, donc. Eh bah OK, pourquoi pas. D’autant que la réal est correcte et que le chara-design est de Range Murata. Bon, après, le scénario est celui d’un buddy cop moyen, qui joue beaucoup sur l’association de deux enquêteurs que tout oppose, etc. Mais comme les persos sont attachants, et que l’ensemble est pour l’heure plutôt bien foutu, je ne vais certainement pas m’en plaindre.

DanMachi (saison 2): Bell Cranel est désormais une petite célébrité dans la ville d’Orario, et il commence à attirer le regard de certaines divinités (autres que Hestia, Freyja et Hermès, s’entend). Notamment Apollon, qui dirige une puissante Familia et dont les méthodes sont plus que discutables. Si vous avez lu le volume 6 du LN, cette « saison » devrait être sans surprise: la série animée a jusqu’ici toujours brillé par sa fidélité à son support d’origine (de fait, on devrait aussi avoir droit à l’échauffourée avec la Familia d’Ishtar par la suite; l’opening le spoile, de toute façon). L’ennui, c’est que le passage avec Apollon (ici particulièrement dégueulasse, d’ailleurs) n’avait sur papier rien de vraiment passionnant, et que seul un bon dynamisme visuel peut sauver le truc. Et il semble que c’est ce vers quoi la série se dirige, même s’il est encore trop tôt pour en juger. Enfin, de toute façon, la série a déjà niqué les enjeux du premier arc, avec son ending qui spoile honteusement sa conclusion, laquelle a été re-spoilée dans le deuxième épisode sous forme métaphorique; ajouter un personnage nommé « Cassandre » et qui a des visions… quelle brillante idée a eu l’auteur du LN…

Demon Lord, Retry!: Akira Ôno, administrateur de MMO, se retrouve un jour catapulté dans son propre jeu, sous son avatar de Seigneur Démon (à qui il a juste donné une gueule de yakuza). À charge pour lui de découvrir comment revenir dans le vrai monde réel de la réalité véritable. Seule originalité par rapport aux autres anime du genre, Akira/Seigneur Démon a gardé une partie de ses « pouvoirs » d’administrateur, mais a surtout conservé la possibilité de switcher sur ses rerolls. Ce qui est logique en soi: personne ou presque ne joue qu’un seul avatar dans un MMO (à part dans certains FTP où les slots de perso sont payants), ne serait-ce que pour avoir un aperçu des autres classes. M’enfin, vu que ça sert apparemment juste à monter un énième harem à la con à base de magiciennes/prêtresses et chasseuses de primes… voilà quoi. En plus, c’est assez moche.

Do You Love Your Mom and Her Two Hit Multi-Target Attacks?: Masato Ôsuki participe à un nouveau programme gouvernemental de MMO expérimental en full-immersion; avec sa maman. Voilà, that’s all folk. Plus sérieusement, je n’arrive pas bien à déterminer si le scénario pousse dans un de ses derniers retranchements le sous-genre de l’anime de MMO ou s’il tente de le parodier. Ici le perso principal est pété, ça OK, c’est 90% du temps le cas, mais sa maman l’est encore davantage, puisque unlockant dès les premières minutes de jeu deux armes qui lui confèrent un double DPS de zone abusé (d’où le titre). Et que ladite maman tient absolument à passer plus de temps avec son fiston, quitte à s’immiscer dans ses relations MMO-sociales (voire amoureuses?). Du coup, je ne sais pas trop quoi en penser. Soit c’est une très grosse blague à prendre au trentième degré pour dire que, bon, ça devient un peu ridicule, tous ces anime du genre, soit… bah c’est juste un candidat supplémentaire pour le vide-ordure. Perso, je n’ai pas tellement envie de chercher à connaître le fin-mot de l’histoire.

Dr. STONE: un cataclysme a pétrifié la majeure partie de l’humanité, mais environ 3700 ans plus tard, Senku, un lycéen particulièrement brillant en sciences (et aussi particulièrement arrogant) revient à la vie, suivi de son pote Taiju. Ensemble, il leur incombera de faire passer au plus vite l’humanité du paléolithique à l’ère des insultes gratuites sur Twitter. Et c’est, pour l’instant, très bien. Bon, par contre, le blabla scientifique pour justifier le tout, c’est bien gentil, mais quand c’est accompagné de GROSSES incohérences, ça le fait déjà moins. Mais c’est bien le seul point faible que je lui trouve. Car le truc est dynamique et beaucoup plus intelligent qu’on pourrait le croire au premier abord, servi par une technique et un design qui fonctionnent. Bref, à défaut d’être réaliste, Dr. STONE a le mérite d’être percutant. Comme le manga, en fait. Mais pouvait-on attendre autre chose d’un titre de Inagaki et Boichi?

Dumbbell: Sakura Hibiki aimerait bien maigrir un peu avant les vacances d’été, aussi a-t-elle décidé de rejoindre la salle Silverman Gym et de faire un peu d’exercice. Dumbbell est un anime de promotion, en l’occurrence des salles de sports et (plus ou moins) du culturisme, avec une vocation ouvertement didactique. En gros, le but est manifestement d’inciter le spectateur à faire de l’exercice et de lui donner les connaissances minimales dont il a besoin pour ça (avec pas mal d’exemples d’exercices simples et les erreurs à ne pas commettre). Après, est-ce que c’est pertinent ou non, je n’en ai aucune idée, mais force est de reconnaitre qu’en matière de propagande publicitaire, le résultat est efficace. J’aurais même tendance à dire que l’anime est à voir rien que pour le personnage de Machio, qui a un côté « Chô Aniki » très prononcé. Je suis en revanche beaucoup plus partagé pour ce qui sert de point de départ, à savoir que Sakura pèse 55kg pour 1m60, et qu’elle est jugée trop grosse… c’est complexant, quand même, ça, non?

FIRE FORCE: les combustions spontanées se multiplient, transformant les victimes en sortes de monstres ignés. La Fire Force a donc été constituée afin de lutter contre ce fléau, et c’est l’une de ses brigades que le jeune Shinra, tout fraichement sorti de formation, vient intégrer. On adhèrera ou non au chara-design (perso, il ne me fait ni chaud ni froid), mais force est de reconnaître que l’anime est sympa et plutôt bien foutu, évidemment avec un gros côté nekketsu. Une des bonnes surprises du semestre, qui n’en est pas vraiment une, en fait: le manga d’origine méritait bien ça. Pourvu que ça continue sur cette lancée (mais rien ne permet de penser le contraire).

Given: Mafuyu Satô fait la sieste dans le haut des escaliers de son bahut, au grand dam de Ritsuku Uenoyama, dont c’était jusqu’ici le spot. D’autant que ledit Satô, inséparable de sa Gibson, le tanne pour qu’il lui enseigne la guitare. En dépit de cause, il accepte de l’emmener assister à une répétition de son groupe. Bon alors déjà, l’anime est assez élégant dans son exécution générale, mais surtout, la musique y est gérée avec beaucoup plus de pertinence que dans la majorité des anime sur le même thème. La séquence musicale du premier épisode est ainsi un modèle du genre, sans fioritures bling bling ou blabla qui couvre inutilement le son (coucou, Your Lie in April), juste par des angles de vue intelligents et de beaux choix de cadrage. Et si la voix de Mafuyu est un peu faible, elle n’est pas pour autant honteuse. Bref, c’est, là encore, une excellente surprise.

GRANBELM: alors qu’elle était juste retournée au lycée récupérer sa boîte à bento, Mangetsu Kohinata est happée sur une Terre parallèle où s’affrontent des magiciennes dans de gros robots, les Armanox. Or, il s’avère que Mangetsu, sans le savoir, était l’une d’entre elles. Concrètement, c’est la rencontre improbable entre Escaflowne, Fate/Stay Night et Kannazuki no Miko. Mais c’est assez bof. Pas nécessairement sur le plan purement technique, honorable, lui. C’est au niveau des design, chara & mecha, que j’ai vraiment beaucoup de mal (donc oui, c’est subjectif). Le mecha-design, s’il n’est pas à proprement parler mauvais, me semble vraiment très paresseux (par exemple, l’Armanox de Mangetsu est une copie visuelle en SD de l’Escaflowne). Donc j’imagine que ça se laissera regarder, mais perso, je ne pense pas que je le ferai.

Hensuki: un mec lambda trouve un jour dans le local de son club de calligraphie une lettre d’amour (qui lui est adressée) accompagnée d’un… slip. Sauf qu’il n’y a pas de signature dessus (la lettre, pas le slip; enfin, non, le slip non plus). Quoi qu’il en soit, le « héros » a bien l’intention de retrouver sa Cendrillon, et son enquête l’amène à soupçonner d’abord Masosempai, puis Sadokôhai. Et c’est de la merde. Pas seulement pour son histoire (pourtant déjà bien caca), mais aussi pour tout le reste. Un peu comme si un con avait décidé qu’il fallait refaire Ichigo 100% en vraiment très très très mauvais et malaisant. Allez, zou, poubelle.

If It’s for My Daughter, I’d Even Defeat a Demon Lord: Dale est un jeune aventurier dont les talents sont néanmoins reconnus jusqu’en haut lieu. Un jour, ses pérégrinations l’amènent à recueillir une petite démone, manifestement paria dans son propre peuple, qu’il va adopter et élever comme sa propre fille. Alors, ce serait mignon si ce n’était pas aussi moche. Bon, déjà le chara-design n’a rien de bien intéressant en soi, mais niveau animation… ouch. On objectera (à raison) qu’il y a pire, mais quand on sort juste, au hasard, d’un épisode de Vinland Saga ou de Dr. STONE, ça fait mal aux yeux. D’autant que, pour l’heure, l’histoire n’est pas franchement passionnante (euphémisme) et que le perso principal est du genre con.

Isekai Shit Magician: comment ça, une erreur sur le titre? Je vous assure que non. Alors, en gros, une invoc’ standard moyenne foire et deux lycéens standards moyens se retrouvent catapultés dans un monde fantasy standard moyen où ils héritent de pouvoirs totalement pétés (mais en réalité standards moyens au regard du reste de la production isekaiesque actuelle). Il serait peu dire que je n’en ai tellement, mais tellement rien à foutre de ce truc interchangeable avec tellement, mais tellement d’autres anime du même genre… D’ailleurs, ce serait peut-être bien, chers décisionnaires du monde de l’animation (et du LN, tant qu’à faire), d’arrêter d’essayer de cloner SAO en mode isekai à tout bout de champ. Ça commence à se voir, vous savez.

Lord El-Melloi II’s Cases Files: de retour bredouille après sa Guerre du Graal perdue, Waver Velvet a pris la succession de son maître, Kayneth El-Melloi Archibald, tué durant le conflit par l’équipe de Kiritsugu Emiya. Les années passant, il se voit confier l’élucidation de diverses affaires magico-policières. Donc, oui, c’est la rencontre de l’univers de Type-Moon et du polar, autrement dit, une petite innovation… qui arrive très tard. Bien après que Fate ait été détourné en à peu près tout et n’importe quoi (malheureusement trop souvent n’importe quoi). Du coup, Même s’il n’y a plus de servants ailleurs que dans des flashbacks, et en dépit de la qualité du dessin comme de l’animation, je n’arrive juste plus à m’intéresser à cette franchise. Ou à cet univers dans son ensemble, en fait. Sans moi, donc, mais pour des raisons finalement très subjectives.

Magical Sempai: un mec rejoint le club de magie de son lycée (attention, hein, on parle de prestidigitation façon Gérard Majax, pas de sorcellerie ou autre), mais la sempai en charge est hyper clumsy, donc elle rate tous ses tours, pour se retrouver au final en situation awkward (voire carrément humiliante). Et c’est censé être drôle; je crois; parce que c’est cette même blague qui revient 90% du temps. Sauf que non, c’est juste répétitif et chiant. Et qu’en plus, l’anime est toujours inutilement vulgos façon blague de Stéphane Collaro, qui ne faisait déjà plus rire personne dans les années 1980. Un autre candidat pour la benne, donc.

The Ones Within: des vidéastes japonais ont été kidnappés pour participer à un grand jeu. Ou plutôt, à une suite de jeux, qui sont streamés. Le but étant d’atteindre les 100 millions de vues, après quoi ils seraient libérés. Une sorte de huis clos, donc, où un petit groupe de gros égos va devoir cohabiter et collaborer. Et l’anime m’a eu à l’épisode 2, avec le coup de la lycéenne-panda à coupe afro. C’est vraiment con, mais dans le bon sens, et prend totalement à contre-pied les huis clos darkouilles à la Tonogai & consorts. Les persos ont tous un grain, et en particulier le principal, Akatsuki, qui est du genre débile sympa, mais surprenamment efficace. Bon, après, ça ne va pas révolutionner le monde de l’animation japonaise, mais pour peu qu’on adhère au genre et à ce type d’humour, c’est banco. Non, pas le cacao, non.

To the Abandoned Sacred Beasts: dans ce qui ressemble à la Guerre de Sécession de cet univers, le nord, débordé, a créé des monstres à partir de soldats pour renverser la tendance. Las, une fois la guerre terminée, le retour à la vie civile de ces « Divins » est pour le moins difficile, et leur ancien chef, moins atteint que les autres, se résout à les éliminer un par un avant qu’ils ne fassent trop de dégâts. Tout en cherchant la trace de son ancien second, qui l’a trahi en abattant sa bien-aimée. C’est gnangnan et pas franchement inspiré, que ce soit pour l’histoire ou les designs, très quelconques. Bref, un anime oubliable de plus.

Vinland Saga: à la charnière des Xe et XIe siècles, le jeune islandais Thorfinn se passionne pour les récits des voyages de Leif Erikson; jusqu’au jour où, à l’arrivée d’un groupe de Jomsvikings dirigés par un certain Floki, il découvre que son aimable et pacifique père, Thors, était autrefois un guerrier craint et révéré. Dès lors, c’est dans ses pas qu’il commencera à marcher. Mais Floki, comme l’inspire son nom, a plus d’une fourberie dans son sac et a engagé le groupe des mercenaires d’Askeladd pour assassiner Thors. Deuxième adaptation TV d’un manga de Makoto Yukimura après l’excellent Planetes, le moins que l’on puisse dire est qu’il lui fait honneur. Parce que techniquement, c’est pour l’instant du grand art et j’espère sincèrement que ça va continuer ainsi. Petit bémol, ceci dit: la plateforme de diffusion officielle est Amazon Prime Video; enfin, pour l’heure, la traduction n’est pas aussi catastrophique que pouvait l’être celle de Wotakoi, ce qui est toujours ça de pris.

Pfiou! Bon, on ne va pas tortiller: les seuls nouveaux trucs qui sortent vraiment du lot ce trimestre sont Dr. STONE, Fire Force, Given et Vinland Saga, qui partaient de toute façon avec un très sérieux avantage, puisque les mangas dont ils sont adaptés sont, de l’avis général, au minimum bons. Pour ce qui est du reste… bah, déjà, il y en a plein que je vais évidemment lâcher dès maintenant. En fait, en plus des quatre citées plus haut, je pense seulement continuer The Ones Within, DanMachi 2 et Cop Craft. Mais ce sera bien tout. Ceci dit, c’est déjà beaucoup comparé à certaines années.

Enfin, impossible, évidemment, de parler d’animation sans une pensée pour les victimes de la catastrophe qui a criminellement frappé Kyoto Animation la semaine passée, et pour laquelle je n’ai juste pas les mots. Il s’agit d’une perte incommensurable, sur le plan humain comme artistique.

Au revoir; à bientôt.

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