Vrac de trucs japonais terminés (quatorzième édition)

Ce sera, évidemment, plus court que d’habitude: c’est que c’est encore l’été, quoi.

Manga

Le Dilemme de Toki: un beau jour, le peu sociable Mitsuharu Moriya voit débarquer dans son quotidien Toki, un extraterrestre anthropomorphe de la planète Carmine. Il se trouve que les Carminéens sont asexués jusqu’à ce qu’ils approchent de l’âge adulte et doivent chimiquement établir leur genre, ce qui est précisément le cas de Toki; l’ennui, c’est que Toki n’a pas vraiment de préférence, et confie cette décision à Mitsuharu, son premier véritable ami terrien. Mais ce dernier arrivera-t-il à choisir entre « ami ou petite amie » (sic)? Ouais, parce que, apparemment, avoir une meilleure amie fille, ce n’était juste pas envisagé (pas plus que l’idée d’avoir sa propre copine en meilleure pote). Mais, malgré ses quelques maladresses sexistes (en même temps, c’est un shônen), force est de reconnaître que c’est plutôt joliment mené, pas du tout vulgaire (ce qui est quand même un tour de force vu le thème) et au final plutôt plaisant à lire, en fait. Très court, oui (seulement trois volumes), mais trop court? Je ne pense pas. Le manga a le temps de poser ses personnages, qui deviennent petit à petit attachants à leur façon. Rien d’absolument révolutionnaire, mais c’est franchement pas mal. Et une bonne manière de découvrir les talents de dessinateur de Kiri Gunchi, dont c’est apparemment le premier manga publié en France.

Anime

Cannon Busters: Philly the Kid est un vagabond increvable de ce qui ressemble au Far West du futur. Sa tête est mise à prix et l’individu est donc peu recommandable, mais c’est néanmoins son aide que sollicitent deux gynoïdes, Sam et Casey. A priori inoffensives et bêtasses, ces dernières cachent en fait bien leur jeu, et sont à la recherche du prince de Botica, disparu depuis l’anéantissement de son pays. L’anime semble vouloir se poser comme un « retour » à la SF des années 1990/2000, en s’inspirant à la fois de Trigun, Cowboy Bebop et Gurren Lagann. Sauf qu’il est moins fun que Trigun, moins profond que Cowboy Bebop et moins explosif que Gurren Lagann. Donc, déjà, il est moins bon que ses trois inspirations principales, ce qui ne serait pas nécessairement un problème si ces dernières ne phagocytaient pas totalement son identité visuelle au passage. Et malgré les superbes décors de Yann Le Gall, j’ai vraiment du mal à voir en quoi il pourrait être autre chose qu’un simple divertissement au scénario cucul qu’on aura oublié l’année prochaine. C’est vraiment dommage, car la série avait un très gros potentiel sur le papier.

Light Novels

DanMachi, vol. 8: Arès a levé une puissante armée et menace directement la cité d’Orario. Devant le danger imminent, les plus grandes divinités unissent leurs forces pour contrecarrer leurs ennemis… à peu près inoffensifs, en fait. Non, sérieusement, Arès est un tel bras cassé et ses troupes sont tellement nazes que l’affaire semble pliée dès le premier chapitre, avec des dieux qui assistent à la scène comme ils regarderaient une course de tiercé, coupe de champagne à la main. L’histoire fait alors une petite pause pour que l’auteur puisse nous parler des affaires de cœur de plusieurs personnages plus ou moins importants de l’intrigue. Vous n’imaginez pas à quel point je suis ravi d’apprendre que Mikoto en pince pour Takemikazuchi (oh là là, je ne m’en serais jamais douté), ou que Welf craque pour Héphaïstos (oh là là, je ne m’en serais jamais douté), ou que Thioné adore Finn (oh là là, je ne m’en serais jamais douté). Seule la fin relève un peu le niveau, mais ça ne va jamais voler très haut. Certainement le volume le plus dépourvu d’intérêt de la saga pour le moment, même s’il a quand même le mérite de développer un peu le lore du peuple Prum et des abords extérieurs d’Orario (il est cependant dommage que ce soit autant perclus de clichés).

Re:Zero, vol. 6: le culte de la Sorcière a réussi à provoquer la mort d’Émilia à plusieurs reprises, tuant Subaru dans la foulée et relançant les événements depuis le dernier checkpoint. Désespéré, ce dernier ne voit pas comment il pourrait venir à bout de la menace, jusqu’à ce que Rem lui fasse entrevoir une lueur d’espoir. Si ça commence à faire long, c’est que l’arc a l’air d’avoir été conçu en quatre phases, chacune étalée sur un volume entier. D’abord la phase « mince, je crois que j’ai fait une très très grosse connerie » en guise d’intro dans le volume 4, puis la phase « enchainement de fails » du volume 5, la phase « bon j’y arrive pas, on va tenter une autre approche » de ce volume, et, si je ne m’abuse, le prochain sera la phase de résolution. Alors, ouais, quatre tomes entiers pour un seul arc, ça fait pas mal à bouffer. D’autant que Re:Zero, c’est pratiquement toujours un cycle de répétitions pour chaque arc. Ou presque, parce que, à y bien regarder, ce volume présente toutefois un événementiel relativement différent, vu que Subaru expérimente différentes possibilités de rejoindre sa bien aimée. De fait, il y a pas mal de nouveaux éléments intégrés à l’intrigue, notamment le Moby Dick (en gros, c’est un world boss) ou des jeux de pouvoir jusque là éludés. Bref, s’il ne manque pas d’intérêt, l’arc prend quand même vraiment son temps. Trop?

Au revoir; à bientôt.

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