Vrac de séries terminées (neuvième édition)

Je profite que Netflix mette à jour son catalogue pour récupérer mon retard (de deux ans, tout de même) sur les séries TV estampillées DC (notamment du Arrowverse, mais pas que). Ah, et il y a un peu d’animation, aussi.

Gotham, saison 4

La mairie de Gotham a passé un accord avec le Pingouin: toute criminalité effectuée avec son aval explicite est désormais considérée comme légale et le GCPD a pour ordre de ne pas en tenir compte. Sauf que Jim Gordon n’est évidemment pas d’accord. Pendant ce temps, Barbara Kean est revenue d’entre les morts pour s’imposer en ville, aux ordres d’un mystérieux individu nommé Ra’s al Ghul, très intéressé par le jeune Bruce Wayne.

Pour être tout-à-fait honnête, cette saison n’est pas aussi mauvaise que pouvait l’être la précédente. Mais il n’empêche: qu’est-ce que c’est nul! Rien que le pitch n’a aucun sens, et l’écriture est toujours aussi maladroite. Sans parler des SFX qui font vraiment très mal aux yeux. Et même les practicals, d’ailleurs: le maquillage de Butch Gilzean/Solomon Grundy (oui, Butch est Solomon Grundy, quoi de plus normal…) est tellement dégueulasse que n’importe quel cosplay de zombie en convention a l’air mille fois meilleur en comparaison!

En plus, la saison ne semble suivre aucun fil directeur, elle part dans tous les sens avec une cohérence aléatoire. Genre Barbara Kean: qu’est-ce que les scénaristes essaient de faire de ce perso? Pareil pour Leslie Thompkins et sa relation avec Edward Nygma: qu’est-ce que ça apporte? Et je passe sur Poison Ivy, dont le personnage n’avait déjà pas beaucoup de sens à la base et qui en a désormais encore moins. Ou encore sur le plan à la Eric Cartman du Pingouin pour atteindre Tabitha Galavan. Maintenant, il est aussi de plus en plus évident qu’on s’approche à très grands pas de Batman. En témoignent les nombreux passages très fortement inspirés des films de Nolan (qui semblent préfigurer une saison 5 à la Dark Knight Rises) et l’annonce à peine dissimulée de la création de la Batcave.

Mais dans ce cas, chers producteurs, faites carrément une vraie série Batman, pas une préquelle centrée sur Jim Gordon pour laquelle, à aucun moment, on ne peut croire à la précarité de la sécurité des persos, vu qu’on SAIT pertinemment qu’ils arriveront en bonne forme jusqu’à l’époque où Bruce Wayne s’encapera. En fait, on sait même déjà quels sont les persos qui vont survivre et ceux qui vont y passer (Barbara, Tabitha…). Alors tenter de jouer sur les effets de surprise ou les prises de risque de Gordon, Cobblepot ou Nygma, ça ne peut juste pas marcher.

Bref, la série redresse un peu la tête, mais clairement pas assez pour être prise au sérieux.

Supergirl, saison 3

Kara vit très mal sa séparation avec Mon-el et accuse le coup, d’autant qu’elle ne sait pas s’il a survécu ou non. Pendant ce temps un magnat de l’immobilier machiste (tiens tiens) semble avoir jeté son dévolu sur le front de mer de National City. Sa nouvelle cible? La société CatCo, que Lena Luthor entend bien protéger, par égard pour sa meilleure amie. Qui ne lui a d’ailleurs toujours pas révélé son identité secrète. Pendant ce temps, le mariage d’Alex et Maggie se précise, non sans souci, alors que l’une des subordonnées de Lena Luthor semble développer d’inquiétants pouvoirs.

Que dire, que dire, si ce n’est que la série continue sur sa lancée, toujours avec les mêmes ambitions et les mêmes moyens, les mêmes qualités et les mêmes travers. C’est toujours aussi moche mais toujours aussi bourré de bonne volonté. C’est toujours aussi débordant de bonnes intentions et toujours aussi maladroit (au point d’en être par moments contre-productif). C’est toujours aussi neuneu sur la forme et toujours aussi pertinent sur le fond. Bref.

Le personnage de Kara, tout comme les autres d’ailleurs, évolue. Mais elle ne gagne pas en profondeur ou en intérêt au fil du temps pour autant. On pourrait généraliser ça à l’ensemble de la série, qui s’avère en plus pour le moins répétitive. Elle est, surtout, très très inégale, avec d’excellentes idées qui peuvent en côtoyer de parfaitement débiles au sein d’un même épisode, parfois en simultané.

Par exemple (et désolé par avance pour le spoil), il y a tout un arc sur la démence sénile, avec le père millénaire de J’onn J’onzz, sauvé des griffes des Martiens blancs et ramené sur Terre dans un état mental pour le moins diminué. Et l’épisode qui développe le plus cet aspect, avec le plus de pertinence, est également celui où Kara suit des cours de cape. Comme dans Sentai School, en fait. Essayez de prendre le propos principal au sérieux, après ça.

Si on ajoute à ça des antagonistes cons comme des manches et de très grosses facilités d’écriture, il devient évident que Supergirl n’est pas la meilleure série du Arrowverse et que cette saison s’avère très représentative. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a rien à sauver dedans, juste qu’elle joue beaucoup trop au yoyo avec nos neurones pour qu’elle soit constamment agréable à regarder.

Enfin, dernier point, si la série s’évertue à caser un maximum de minorités visibles pour faire étalage de diversité (ce qui est plutôt louable en soi), on reste entre personnes aisées. À aucun moment ne voit-on de personnage dans la dèche financièrement, tous sont, au minimum, confortablement installés en quartiers gentrifiés, avec le mode de vie qui va avec. Mode de vie qui implique manifestement moult consommation d’alcools raffinés, mais c’est devenu une espèce de lieu commun dans tellement de séries US que j’en viens à me demander s’il n’est pas effectivement normal, à New York, de se siffler une bouteille de Bordeaux en rentrant du boulot.

Disenchantment, saison 2

Bean est partie en « exil » avec sa mère dans un royaume vaguement inspiré de l’Égypte ancienne où règne la magie. Mais où tout le monde est encore plus con qu’à Dreamland. Et lorsque la princesse découvre les actes de sa chère maman, son premier réflexe est d’accompagner Luci en enfer, pour y récupérer l’âme de son cher Elfo. Pendant ce temps, le roi son père se morfond en solitaire dans son château de Dreamland, mais peut-être plus pour très longtemps…

Tout le build up de la fin de la saison passée est réglé en moins de trois épisodes, et la série repart sur des bases sensiblement similaires à ce qu’elle faisait dans la première, et… tout ça pour ça, sérieusement? Quel gâchis. Dire qu’il y avait de la matière pour partir sur quelque chose de radicalement différent, d’avoir une véritable évolution, etc. Mais non, service minimum, et encore, ça, c’est dans le meilleur des cas.

Certes, le peuple elfique y est beaucoup plus présent, mais ça n’apporte rien au final: on y verra toujours le roi crétin régner comme un imbécile sur un royaume de demeurés, avec Bean et ses potes de comptoir en épine dans son royal peton. Et c’est tout. D’ailleurs, la série a beau avoir un côté trash et un humour cynique, elle reste quand même très mignonnette par rapport à la concurrence. Difficile, par exemple, de se bingewatcher Disenchantement après s’être enfilé une saison de South Park. Et elle ne risque pas d’être censurée, elle.

Try Knights

Riku Haruma était passionné par le rugby, jusqu’à ce qu’une blessure ne le fasse arrêter. Aujourd’hui guéri, il renâcle à retourner sur le terrain, d’autant que son grand frère lui a explicitement fait comprendre qu’il n’y avait pas sa place. Mais sa rencontre avec Akira Kariya, un membre du club de rugby de son lycée particulièrement fort, va le faire changer d’avis, d’autant que leurs styles de jeu sont radicalement opposés: Riku est un tacticien quand Akira mise tout sur ses capacités physiques.

Oulàlàlà que c’est mauvais! Mais vraiment très très très très mauvais. Il n’y a juste rien qui va. Déjà, l’histoire est percluse de clichés de séries sportives en tous genres (traités de la manière la plus maladroite possible, en plus), mais pas seulement: on y trouve aussi le trope (trop) récurrent dans les shôjo bas de gamme des lycées tellement luxueux que c’en est indécent, ou des mecs qui se prennent pour des sortes de… je sais pas, chevaliers victoriens? Bref, c’est pathétique (c’est peut-être déjà le cas dans le manga, je ne l’ai pas lu).

Mais le pire, ce sont les visuels. QU’EST CE QUE C’EST MOCHE! Outre le fait que les persos ressemblent tous à des mannequins tirés de je ne sais quel reverse-harem (je rappelle qu’on parle de rugby), l’exécution est juste D-É-G-U-E-U-L-A-S-S-E. Le dessin est raté la moitié du temps (genre avec des proportions qui changent d’un plan à l’autre, ou des déformations des visages qui, d’un coup, se retrouvent super-allongés), et quand ça bouge… ouch!

Car le plus gros point faible (euphémisme) de l’anime, c’est son animation. Enfin, animation… Est-ce qu’on peut encore appeler ça de l’animation, quand les déplacements ou mouvements n’ont juste aucun putain de sens, et que les persos semblent juste glisser sur l’écran en bougeant erratiquement les bras et les jambes? Chaque match est un supplice pour les yeux, et c’est une véritable honte pour un titre qui arrive trois ans après All Out!!.

Et dire que l’anime a été réalisé avec la coopération de la Japan Rugby Football Union, à des fins de promotion de la Coupe du Monde…

C’est sur cette note pleine de caca que je vous dis…

Au revoir; à bientôt.

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