Le marronnier de la fin octobre

Comme toujours… enfin, comme toujours, c’est vite dit: ce sera un poil plus long que d’habitude, vu qu’il y avait quand même plus de titres potentiellement intéressants que bien des fois. « Potentiellement » parce qu’il y a, évidemment, quelques déceptions à l’arrivée.

Ahiru no Sora: Sora Kurumatani mesure moins d’un mètre cinquante, ce qui est un peu la lose quand on veut faire du basket. Aussi s’entraine-t-il avec acharnement, mais, comble de malchance, il est entré au lycée Kuzuryû, dont le club de basket est réputé être l’antre des yankees du coin. À charge pour lui de redresser la situation. Adaptation animée pour le moins tardive du manga Dream Team (et au passage, pourquoi ne pas avoir repris le titre de la VF du manga?), elle a pour l’instant à peu près tout ce qu’il faut pour être une sorte de nouveau Kuroko’s Basket, en beaucoup plus fun. Avec en bonus un opening de The Pillows. Donc pour moi, c’est oui.

Ascendance of a Bookworm: Urano Motosu venait tout juste de décrocher le poste de bibliothécaire des ses rêves qu’elle meurt dans un accident de… bah bibliothèque. Réincarnée dans le corps d’une gamine d’un autre monde, elle est confrontée à une terrible réalité: le pays dans lequel elle se trouve n’a pas encore développé l’imprimerie et le moindre ouvrage, manuscrit, coûte une fortune. Ce n’est pas spécialement palpitant ou passionnant, mais c’est mignon et même parfois intéressant, sans jamais casser trois briques.

Babylon: une enquête « de routine » sur une affaire de corruption au sein d’un groupe pharmaceutique et de quelques universités japonaises dérive vers une histoire d’homicides et un gros sac de magouilles politiciennes, en pleine période électorale. Une série policière donc, qui bénéficie d’une intrigue assez léchée et malgré quelques maladresses assez inexplicables (comme le fait d’avoir confié les filatures aux agents les moins discrets du monde, capables de gueuler bien fort en pleine rue alors que les suspects sont à dix mètres). Dommage que ce soit sur Amazon Prime.

Case File N°221: Kabukichô: vous aimez Arthur Conan Doyle? Vous aimez le Tokyo actuel? Et bien vous devriez être comblé, car Case File N°221, c’est précisément ça: la transposition dans le Japon contemporain des enquêtes d’un Sherlock Holmes blasé aux allures de clochard. Avec un résultat très probant et des personnages foncièrement attachants, dans une ambiance à mi-chemin entre City Hunter et Hakata Tonkotsu Ramens. Bref, c’est, pour l’instant, vraiment très sympa.

Cautious Hero: la déesse Ristarte doit faire une nouvelle fois face à une invasion de démons sur un des mondes dont son panthéon a la garde. Et comme d’hab’, elle fait appel à un Japonais… qui s’avère un peu particulier, puisque, s’il est extrêmement doué, c’est aussi un parano du safe play, en plus d’être aussi glacial qu’arrogant. Alors, si on a effectivement l’habitude des héros über-pétés dans les séries récentes en mode isekai/MMO, c’est un peu plus rare d’en voir passer des journées entières à pexer seul dans sa piaule en faisant de la muscu ou liquider tout son arsenal de sorts sur un cadavre de mob de bas niveau pour être sûr qu’il est bien mort, le tout sous les yeux d’une déesse au bord de la névrose qu’il traite comme de la merde. Donc c’est plutôt marrant, en fait; mais je crains que ça ne se mette très rapidement à tourner en rond.

Didn’t I Say to Make My Abilities Average in the Next Life?!: Misato Kurihara est morte dans un accident de bagnole, mais a obtenu le droit de se réincarner dans un autre monde; sa seule requête: être dans la moyenne, vu qu’elle a toujours été exceptionnellement douée en tout dans sa première vie et en a socialement souffert. Le concept est intéressant: après tout, il y a tellement d’histoires d’isekai où le héros (et moins souvent héroïne) est totalement pété que le fait de suivre quelqu’un qui est juste « moyen » devrait relancer clairement l’intérêt du truc. Sauf que… bah pour le dieu en question, moyen signifiait « à mi-chemin entre le gobelin low level et le dragon dévoreur de mondes » donc Adele (c’est la nouvelle incarnation de Misato) est pétée elle aussi, à échelle humaine; et c’est censé être drôle. Autant dire que, du coup, l’anime n’a strictement rien de plus que les autres isekai de ses trois dernières années, et qu’il sera probablement aussi vite oublié que la grande majorité d’entre-eux.

Food Wars! The Fourth Plate: suite directe de la saison 3, pile où elle avait été laissée, soit en plein cours d’une suite de défis devant déterminer si la bande à Sôma sera autorisée à continuer ses études dans la plus prestigieuse école culinaire du Japon. Et pour l’heure, rien qui viendrait vraiment révolutionner la série, qui, il faut bien le reconnaître, commence à ronronner dans la répétition de sa propre zone de confort. M’enfin bon, tant qu’il s’agit de bouffe, hein…

Granblue Fantasy – The Animation (saison 2): continuation des aventures de Gran et sa bande, toujours en bisbilles avec l’Empire d’Erste. J’ai d’ordinaire énormément de mal avec les adaptations de RPG (à l’exception notable de Devil Survivor 2), mais là, ça passe plutôt bien, étonnamment. Bon, je pense déjà que le fait de ne pas y avoir joué y est pour quelque chose, mais il faut surtout dire que j’aime bien cet univers, sorte de mix entre Skies of Arcadia et Final Fantasy IX traité avec l’esthétique d’un Tactics Ogre. Enfin, objectivement parlant, ça ne va pas casser trois pattes à un canard; juste que pour moi, ça a un peu un goût de madeleine.

Gundam Build Divers Re:RISE: quelques temps après les événements de la première série, le GBN a été fortement upgradé, et un quatuor de Divers en quête de mystères découvre une suite d’events assez étranges, dans laquelle ils doivent venir en aide à des PNJ zoomorphes attaqués par des MS de la Death Army de G-Gundam. Alors, pour le moment, c’est beaucoup mieux que GBD v.1, pour plusieurs raisons. Déjà, malgré l’abandon de la diffusion TV (c’est un pur ONA cette fois-ci), les aspects d’ordre purement technique se maintiennent, et c’était pour ainsi dire le seul point positif de la première série. En revanche, niveau histoire et scénarisation, c’est le jour et la nuit, avec désormais ce qui ressemble à de véritables enjeux et plus de dynamisme dans les combats (qui ne sont certes pas du niveau des GBF, mais il faut désormais faire sans le talent musical de Yûki Hayashi, aussi). Les persos semblent aussi plus intéressants, que ce soit par leurs motivations ou leur personnalité, même s’il y a, dans le quatuor de départ, une sacrée tête à baffes (Kazami). Rien que le fait d’avoir un héros (Hiroto) avec un objectif réel, ça change pas mal de choses. Bref, c’est mieux. Pas transcendant (parce qu’on part quand même de très loin), mais mieux.

L’Habitant de l’Infini: Rin a juré de venger la mort de son père, tué quelques années auparavant par un clan d’épéistes particulièrement fort. Mais bien qu’étant entrainée, elle a pertinemment conscience qu’elle n’est pas de taille et, sur conseil d’une petite vieille croisée au cimetière, recrute comme yôjinbô un certain Manji, tueur immortel de cent samouraïs. Comme le manga, l’anime est sanglant, mais aussi très esthétisé. Tant qu’il en devient parfois un peu kitch, d’ailleurs, mais ce n’est pas vraiment un problème en soi. L’intrigue, quant-à elle, a vieilli avec son support d’origine, et il est assez déroutant de se retrouver, en 2019, avec un titre à « méchant de la semaine » comme c’était également le cas avec Dororo. Anime avec lequel L’Habitant de l’Infini partage de nombreux points communs, et pas seulement thématiques: il a ainsi droit, lui aussi, à un opening musicalement hors sujet, et à une diffusion sur Amazon Prime Video qui lui ôte l’essentiel de sa visibilité. Pas de bol.

Les Héros de la Galaxie – Die Neue These 2: la bataille d’Amritsar est un désastre que Yang Wen-li a toutes les peines du monde à rattraper, et l’Alliance n’a maintenant plus les moyens d’intervenir directement sur les territoires impériaux, d’autant que le mécontentement s’accroit. Mais du côté de l’Empire, les événements s’enchainent avec la mort prématurée de l’empereur et l’inévitable querelle de succession qui s’en suit, offrant à Reinhard von Lohengramm une opportunité en or pour assouvir ses ambitions. En gros, on va avoir droit cette saison à l’adaptation du deuxième volume de la série de romans. Et je me demande encore en quoi faire une nouvelle version anime est plus pertinent que remasteriser l’ancienne, pourtant excellente (d’autant que son nouveau chara-design n’a rien de bien folichon). Mais ça reste quand même très décent, et puis c’est GinEiDen, de toute façon.

Kono Oto Tomare! Sounds of Life: le concours a été un ratage pour le club de koto, qui a dû jouer avec Chika blessé à la main. Toutefois, il ne se laisse pas abattre, d’autant que sa performance n’a pas laissé indifférents les autres participants, ainsi que son professeur référent. C’est donc désormais les yeux rivés sur le concours d’été que ses membres continuent de s’entrainer. Que dire, si ce n’est que la série continue précisément là où elle s’était interrompue, sur sa lancée, sans vraiment dévier. Ce qui est cool, puisque le premier run était vraiment très sympa. Bah du coup, je vais suivre celui-ci aussi, tant qu’à faire.

My Hero Academia (saison 4): All Might a perdu ce qu’il lui restait de pouvoirs, mais a laissé entendre au monde qu’un autre héros prendra le relai; ce qui attise bien entendu la curiosité de certains journalistes. Deku, lui, continue sa formation et tente de se mettre dans les bonnes grâces d’un ancien sidekick de son héros préféré. Même recette que pour les trois saisons précédentes, même si ces premiers épisodes n’ont pas vraiment laissé de place à beaucoup d’action, pour le moment.

No Guns Life: après ce qui semble avoir été une guerre particulièrement sanglante, une bonne partie de l’humanité s’est retrouvée cybernétisée, et certains beaucoup plus que d’autres. C’est le cas de Juzô, un « over-extend » à tête de flingue qui effectue de sales boulots moyennant paiement. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de Tetsurô, un jeune extend équipé d’un prototype particulièrement puissant et dangereux. Que dire, si ce n’est que c’est hyper sympa? Ça rappelle tantôt Gunnm, tantôt Casshern, ça a des musiques de Kenji Kawai, ça un chara-design qui défonce, etc. Et c’est un peu là le problème: si tout a l’air bien, comment je peux faire ma langue de pute, moi?

Stars Align: devant la décadence de son club de soft tennis, Tôma Shinjô essaie de recruter Maki Katsuragi, nouvel élève qui n’est pas très chaud pour le suivre gratuitement. Mais moyennant pognon, ça se discute. Le genre d’anime qui sort du fourré pour se retrouver précisément là où on ne l’attendait pas. On attendait un énième anime sportif sur une discipline à la pratique un peu marginale? On se retrouve avec une slice of life où il est question de monoparentalité et de violences domestiques (le père de Maki étant un véritable connard, mais il n’est pas le seul). Tout en laissant quand même une place suffisamment importante à la pratique sportive pour qu’il ne s’agisse pas d’un simple prétexte, et avec une réalisation particulièrement bonne qui plus est. Probablement la meilleure surprise du trimestre, en ce qui me concerne. Et ç’aurait accessoirement été le meilleur ending de l’année, s’il n’y avait pas eu de controverse autour de ce dernier.

Sword Art Online: Alicization – War of Underworld: après leur victoire contre Administrator, Alice a ramené un Kirito estropié et mentalement diminué à proximité de son village natal, alors que les chevaliers survivants se réorganisent pour contrer toute offensive venue du Dark Territory. Pendant ce temps, le labo offshore où se trouvent les serveurs du jeu/monde dans lequel est coincé Kirito fait toujours l’objet d’une attaque menée par un mystérieux commando, confinant Asuna et les derniers membres du staff dans une salle de contrôle secondaire. La saison précédente s’était achevée sur un gros cliffhanger, qui n’est toujours pas résolu. Aussi peut-on avancer sans gros risque que celle-ci devrait être à peu de choses près à son image.

True Cooking Master Boy: Liu Maoxing, jeune cuisinier comptant pourtant déjà parmi les meilleurs de son pays, termine son voyage à travers la Chine afin de se perfectionner. Mais à peine est-il rentré au bercail qu’on recommence à le défier; culinairement, s’entend. Suite d’un anime vieux de plus de vingt ans (que je n’ai pas vu) et adaptation d’un manga tout aussi ancien (que je n’ai pas lu), il me manque évidemment pas mal de clefs pour saisir la totalité des tenants et aboutissants de cette série, pas franchement enthousiasmante prise de but en blanc. À part ça, même si c’est Production I.G aux commandes, je ne trouve pas qu’elle se démarque particulièrement de la masse par sa réalisation (je retiens juste le sur-usage d’aplats blancs dans le chara-design pour donner de la luminosité, comme dans Tsuki ga Kirei).

Welcome to Demon School, Iruma-kun: le jeune Iruma n’a pas vraiment de chance dans la vie: ses parents irresponsables et avides de fric l’ont vendu sans scrupules à un démon afin d’éponger leurs dettes. Sauf que le démon en question, Sullivan, a décidé d’adopter le gamin, vu qu’il a besoin d’un héritier et n’a pas de descendance directe. Et l’envoie donc à l’école des démons; qui sont anthropophages. Alors, vu le public visé, évidemment, on est visuellement moins proche de Kentarô Miura que d’une soirée Halloween à Tokyo Disneyland. Après, on adhère ou non à l’humour, qui n’est pas spécialement à mon goût, on va dire (même si certaines blagues ont fait mouche).

Au final, il s’agit d’une saison faste, et certainement la plus intéressante de l’année 2019. Bon, bien sûr, il y a plein de truc que j’ai zappé, soit faute de diffuseur légal en France, soit parce que ce dernier estimerait que le simulcast n’est pas intéressant sans pour autant considérer l’idée de prendre le temps de réaliser une meilleure VOSTF (n’est-ce pas Netflix?), soit parce que ça ne me faisait tellement pas envie que je n’ai même pas essayé de faire semblant de m’y intéresser un peu (Kandagawa Jet Girls, Azur Lane, etc.). Mais mine de rien, et malgré ça, il n’empêche que ça laisse encore beaucoup de bons trucs à regarder, d’autant que continuent pendant ce temps Ace of Diamond, Dr. Stone, Fire Force

Au revoir; à bientôt.

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