10 jeux de la décennie (presque) passée

Puisque les années 2010 arrivent à leur terme, il est temps de faire quelques petits bilans personnels. Lesquels, évidemment n’engagent que moi, hein: il ne s’agit pas ici de lister les dix meilleurs jeux de la décennie, juste ceux qui ont eu ma préférence, d’une manière ou d’une autre et pour des raisons diverses. Ah, et ce n’est pas non plus un top: dans la mesure du possible, j’ai essayé de les ranger par ordre chronologique de sortie (pour certains, ça se joue juste à quelques jours, d’ailleurs).

Sid Meier’s Civilization V

CivV

Depuis Civilization II, c’est assurément la série de 4x que je préfère, et même si je suis beaucoup revenu du dernier (ce qui ne m’empêche pas d’y jouer de temps à autres, quand même), j’ai passé un nombre d’heures hallucinant sur les autres. En l’occurrence, c’est sur le cinquième épisode que j’en ai passé le plus. Mais même si j’adore ce jeu, il est loin d’être dépourvu de défauts. Ses ressources fossiles inépuisables, l’absence de vraie conséquence liée à l’industrialisation ou plus globalement de problèmes environnementaux, ses TRÈS nombreux déséquilibres (entre les différentes civis, entre les différentes merveilles, entre les différentes croyances religieuses, etc.)… Bref, c’est loin de la perfection, et pourtant, j’adore. Et de toute façon, ça reste meilleur que le sixième, toujours pourri par une IA teubée et des glitches farfelus malgré des mécaniques beaucoup mieux pensées. Ou peut-être que je suis juste un connard beaucoup trop exigeant, allez savoir.

The Elder Scrolls V: Skyrim

Skyrim

Gros morceau que celui-ci. J’ai découvert cette énorme franchise de RPG avec Morrowind au début des années 2000 sur PC, avant de me mettre à Oblivion quelques temps après; lequel a été une petite déception (ce qui ne m’a pas empêché de le retourner dans tous les sens, par ailleurs). Avec Skyrim, en revanche, je suis tombé sur un jeu pile dans mes goûts, et c’est peut-être le Elder Scrolls auquel j’ai consacré le plus de temps. J’y ai retrouvé à peu près tout ce que j’aimais dans Morrowind (sauf la conception de magie; dommage, j’aimais bien mon sort de foudre capable de tuer tous les habitants d’une ville d’un coup…) associé avec les plus grandes qualités d’Oblivion et une réalisation exceptionnelle pour l’époque. Et de la neige, beaucoup de neige. Cool. J’y rejoue encore de temps en temps: même neuf ans après, il reste toujours aussi captivant. Surtout modé comme un char de carnaval.

Ultimate Marvel vs. Capcom 3

UMvC3

À peine neuf mois après Marvel vs. Capcom 3 sortait sa version Ultimate, avec douze persos supplémentaires. Bon, OK, pas nécessairement ceux que j’attendais, mais ça se rapprochait un peu plus numériquement du roster du deuxième épisode avec ses 56 persos. Et puis, comme le jeu de base était un modèle de jeu de combat en tag battle en 2.5D, ça ne pouvait que réussir. UMvC 3 reste encore aujourd’hui l’un des meilleurs jeux de la série de cross over, pour ne pas dire le meilleur, tant il surpasse les autres sur de nombreux points. Eh, ce n’est pas pour rien qu’il a figuré parmi les jeux en compétition à l’EVO pendant six ans (alors que Marvel vs. Capcom: Infinite, tout le monde s’en cogne, que c’est étrange). Bref, c’est l’un de mes jeux de baston préférés, toutes sous-catégories et formats confondus, sur les univers de deux « maisons » que j’apprécie particulièrement (nan, mais on peut jouer Amaterasu de Ôkami, quoi!) et avec une direction artistique léchée (qui emprunte beaucoup aux comics, en plus).

The King of Fighters XIII

KoFXIII

KoF XII avait déçu énormément de monde à sa sortie, à commencer par moi. Il lui manquait en effet pas mal de choses: le roster semblait vide, il n’y avait pas vraiment d’histoire (alors qu’il ne s’agissait manifestement pas d’un Dream Match), il y avait tout un tas de petits problèmes irritants en ligne… Bref, le jeu donnait l’impression d’être sorti avant d’avoir été fini. Et en l’occurrence, la version finie, c’était KoF XIII. Quelle tuerie. Si on oublie son prototype (le XII, donc), il tranche fortement avec les épisodes précédents, ne serait-ce que par ses sprites massifs redessinés au passage. Même s’il propose peu de nouvelles têtes, le roster est conséquent et, bah c’est un jeu qui a du punch, quoi. Il s’avère très impressionnant, même comparé à ses plus illustres ancêtres. En outre, il apporte une conclusion acceptable au troisième « cycle » de la franchise (à savoir celui de Ash Crimson), probablement le plus décrié par les fans, qui sont j’imagine bien contents d’en être sortis. Quoi qu’il en soit, c’est, à mes yeux, le meilleur épisode de la saga sorti durant cette décennie (j’ai vraiment beaucoup de mal avec la direction artistique de l’épisode XIV).

Mass Effect 3

Mass Effect 3

Évidemment, il ne pouvait pas ne pas y avoir de Mass Effect. Si mon épisode préféré reste le deuxième, je pense avoir passé davantage de temps sur le 3. Déjà, il s’agit de l’épisode le plus réussi techniquement de la saga, avec en plus le gameplay le plus abouti; certes, l’explo reste TRÈS réduite par rapport au premier épisode, mais c’est mieux que dans le 2. Et au final, les principaux reproches que j’ai à lui formuler relèvent, essentiellement, de l’écriture (et aussi de la non-jouabilité injustifiée de certains persos du 2; genre Kasumi ou Samara): certains dialogues ont l’air d’avoir été écrits par David Cage et la fin (ainsi que la justification des actions des Reapers) est miteuse en comparaison du reste de cette épopée spatiale désormais mythique. Vraiment très dommage, mais il reste malgré ça, encore et toujours, l’un des meilleurs RPG de tous les temps. Sinon, le mode multi (auquel j’ai beaucoup trop joué) aurait dû, IMHO, être un jeu à part, et réellement finalisé avec plusieurs modes (parce que devoir se contenter de la coop’ à 4 où il faut wiper des vagues d’ennemis… mouais, on a connu plus varié).

Guild Wars 2

GW2_Logo

J’imagine que celui-là, tout le monde l’a vu venir; du coup, je ne vais pas m’appesantir trop longtemps. Probablement le MMO sur lequel j’ai passé le plus de temps de toute ma vie, bien que je doive admettre qu’il a une bonne quantité de défauts. Il n’empêche, j’y ai totalement retrouvé mon compte et y joue encore pas mal; pas aussi souvent qu’avant, mais pas mal. Probablement parce que j’aime vraiment cet univers, néanmoins très classique; et parce qu’il y a de gros chats, aussi. Dommage que 2019 ait été une année noire pour le développeur.

Tropico 5

Tropico 5

Pourquoi lui plutôt que Tropico 4 ou 6? Simplement parce que c’est celui sur lequel j’ai passé le plus de temps. Après, d’un point de vue mécanique, il n’y a pas de gros changement d’un épisode à l’autre, et ce n’est que sur quelques aspects ponctuels que des différences peuvent se faire sentir. Incarner un dictateur caribéen sur fond de musique cubaine, ça a son charme, et le cinquième épisode est peut-être celui où les éléments absurdes sont les plus accentués, notamment dans la campagne principale (les campagnes des DLC sont assez farfelues, également). Niveau gestion à proprement parler, le jeu n’est pas excessivement difficile, sans être pour autant une promenade de santé, certains scénarios s’avérant assez… disons… tordus. Dernièrement, j’ai davantage joué à son successeur, mais je le trouve pour le moment un peu trop « simple » dans le sens où l’économie est assez craquée (il est vraiment très facile d’y faire rapidement fortune dans les deux premières époques en bac-à-sable même en difficulté maximale, alors que certains scénarios sont d’une difficultée pétée), mais j’ai bon espoir de voir quelques nouveaux rééquilibrages dans les mois à venir. Quoi qu’il en soit, je rejoue quand même de temps à autres au cinquième, qui reste évidemment plus complet, vu la masse de DLC auxquels il a eu droit.

Her Story

Her Story

Je n’ai pas vraiment l’habitude des jeux en FMV et c’est vraiment par curiosité que je me suis mis à Her Story plus que par réel intérêt et je ne le regrette pas. Bien sûr, le jeu se plie en quelques heures max, en prenant bien son temps, mais c’est une expérience intéressante, sur une enquête policière certes cousue de fil blanc mais pas pour autant désagréable à suivre. D’autant qu’il est très immersif et fort bien conçu. En tout cas, même si j’y ai évidemment consacré énormément moins de temps qu’aux autres jeux cités ici, il reste un de mes souvenirs ludiques les plus marquants de cette décennie.

Stellaris

Stellaris

Il m’aura fallu beaucoup, beaucoup de temps et de tentatives infructueuses pour réussir à rentrer dans ce 4x spatial, mais parfois, ça peut être intéressant d’insister. En tout cas, ce n’est vraiment que cette année que j’aurais commencé à jouer à peu près correctement à Stellaris, que je trouvais sur pas mal d’aspects beaucoup moins intéressant, dans le même genre, que Endless Space et sa suite. Au final, c’est pourtant lui que je retiendrai, pour l’énorme variété de possibilités qu’il laisse, bien qu’il y ait pas mal de redondances. Après, je mentirais si je disais que je n’ai pas été sensible à la grosse quantité de fan-service présente dans le jeu, et c’est assez rigolo, par exemple, de livrer une longue et fastidieuse bataille spatiale du côté d’Amlitzer ou de se lancer dans la conquête d’Arrakis. Maintenant, le jeu souffre tout de même de certains déséquilibres flagrants (mais quel 4x n’en souffre pas?), et je ne serais pas étonné de nerfs/buffs divers dans les mois à venir.

Dragon Ball FighterZ

Dragon Ball FighterZ

Tout simplement le meilleur jeu de combat sur Dragon Ball Z, et je pèse mes mots. On a maintenant la possibilité de jouer Gokû et ses potes dans un Guilty Gear-like en tag-battle des plus réussis, capable de rivaliser avec n’importe quel autre jeu du genre, même des cadors comme UMvC 3 ou KoF XI. Et au-delà de son très bon gameplay, le jeu colle tellement à la franchise avec une masse de clins d’œil qu’on ne pouvait même pas rêver mieux: chaque mouvement, chaque coup est étudié pour rester le plus fidèle possible à l’anime. Des défauts? Il en a. Son mode story est ridicule (mais OSEF) et ses DLC sont par défaut trop chers (lot de malheureusement trop de jeux de combat). Voilà, je crois qu’on a fait le tour. Même sans l’étiquette DBZ, il aurait été excellent, et c’est un vrai plaisir que de pouvoir y jouer; sur à peu près n’importe quel format, en plus. Il est loin, le temps de Dragon Ball Z: Ultimate Battle 22.

Comme je le disais au départ, c’est une sélection pas spécialement originale, basée sur mes goûts et mon expérience ludique personnelle (d’où la sur-représentation de jeux de fight). Il ne faut donc pas s’étonner de n’y retrouver aucun jeu d’infiltration (genre que j’exècre), simulation auto (j’ai toujours été une quiche) ou J-RPG (vu que je n’ai pas réussi à en finir un seul depuis… euh… bref). Petits constats, cependant. À trois exceptions, la majorité des jeux listés ici datent de la première moitié de la décennie, et trois sont même sortis à deux semaines d’intervalle (Skyrim, UMvC 3 et KoF XIII; beau mois que celui de novembre 2011). Aucune « exclu » console, aussi, ce qui m’amène à la conclusion que… eh bien je suis à peu près passé à côté de la huitième génération de consoles, il faut bien l’admettre. C’est certainement très dommage, mais tant pis. On essaiera de faire mieux pour la prochaine, peut-être? Après tout, la PS5 et la Scarlett sont annoncées pour 2020…

Au revoir; à bientôt.

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