Samurai Shodown (2019)

Comme je le disais dans un précédent post, je suis à peu près passé à côté de la huitième génération de consoles. Outre le fait que j’ai délaissé les nouvelles machines Nintendo après la sortie de la 3DS XL (les consoles mini, ça ne compte pas), j’ai également lâché les machines de Microsoft, tandis que ma PS4 m’a jusque-là principalement servi pour la VOD et le retrogaming. En ce début de mois de décembre, les seuls jeux récents sur lesquels j’ai dépassé la dizaine d’heures sont Persona 5 et Dragon Ball FighterZ. Ce qui pourrait changer avec cette nouvelle itération de Samurai Shodown, qu’un gentil possesseur de XBox One m’a fait essayer chez lui (c’est le même qui m’a fait découvrir Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, d’ailleurs).

Une nouvelle menace mystique pèse sur le Japon de la fin du XVIIIe siècle, et les samouraïs, ninjas et autres maîtres d’armes que nous connaissons vont devoir y faire face, tandis que de nouvelles têtes viennent se faire connaître. En gros, le scénario moyen de n’importe quel épisode de la série, quoi. Le genre de truc un peu passe-partout parfait pour justifier du fight à l’arme blanche (en 2.5D, cette fois-ci).

La chronologie de la franchise étant un beau bordel, il est difficile de s’y retrouver (perso, j’avais renoncé, mais merci Wikipedia). Cet épisode est censé se dérouler un an après Samurai Shodown V et un an avant Samurai Shodown tout court. Ah, oui, j’oubliais: la numérotation qui n’a aucun sens, c’est juste pour l’Occident. Le seul épisode numéroté au Japon est le V (et sa version spéciale), nommé là-bas Samurai Spirits Zero. Voilà. Bref, tout ça pour dire que le bordel chronologique est surtout apparent, et lié à une dénomination pas très heureuse des différents épisodes par chez nous (c’est juste l’ordre de sortie, quoi; enfin, pas tout à fait mais presque).

Mais de toute façon, la story d’un jeu de baston est un élément généralement facultatif: c’est le versus qui compte. Et là, c’est du tout bon; enfin, plus que d’habitude, je veux dire. C’est que la série des Samurai Shodown a toujours occupé chez moi une place particulière, liée au fait que le premier épisode a aussi été le premier jeu de baston auquel j’ai joué en arcade. N’ayant guère alors pour seuls éléments de comparaison que Street Fighter II et sa Champion Edition, autant dire que le jeu m’a fait l’effet d’une jolie claque.

Et même si j’ai fait l’impasse sur certains épisodes (comme Warrior’s Rage) et bien qu’il s’agisse d’un gameplay assez particulier (généralement beaucoup plus lent que ceux de ses concurrents directs), j’y ai toujours accroché malgré quelques exceptions malheureuses. Parmi ces exceptions, ma plus mauvaise expérience a été Samurai Shodown Sen, dont je n’ai tout simplement pas compris le gameplay et que j’ai très vite lâché. Aussi, voyant que le nouvel épisode serait également en 3D, et après un KoF XIV visuellement assez moche pour son temps, j’avais simplement décidé d’attendre de voir pour celui-ci, avec une certaine méfiance. J’ai eu tort, il est excellent.

On retrouve toujours les grands principes qui régissent la série depuis plus de vingt ans, mais avec quelques ajouts intéressants et surtout, surtout, une accélération générale. Le jeu est en effet beaucoup plus vif, un peu comme une sorte de Art of Fighting (donc pas non plus over speed) mais avec des armes. Il s’agit de fait d’un des épisodes les plus plaisants à jouer, sans pour autant perdre son identité au passage. Le roster est également conséquent, avec énormément de têtes connues, comme évidemment Haohmaru, Nakoruru, Charlotte ou Galford (sachant qu’il s’en rajoute régulièrement en DLC, comme il y a quelques mois Shizumaru).

Trois nouveaux y font leur apparition: Yashamaru Kurama, Darli Dagger et Wu-Ruixiang. Le premier est un samouraï déchu déguisé en tengu (qui comptent apparemment parmi ses ancêtres), ennemi des Tokugawa et épris de justice, armé d’un katana à très longue tsuka. Si son gameplay est très classique, le moins que l’on puisse dire est qu’il est efficace (mais pas autant que, disons, Haohmaru).

Darli Dagger est une pirate qui se bat avec un énorme hachoir dentelé (et diverses autres armes) dont je n’aime ni le chara-design, ni le gameplay, aussi je ne jugerai de rien en ce qui la concerne (je ne l’ai quasiment pas jouée). Wu-Ruixiang, comme son nom l’indique, vient de Chine, et est un perso assez intéressant. Elle utilise un bouclier mystique, le Chaoji Zhaolong Luopan, qui lui permet d’invoquer diverses forces et bestioles, avec un côté assez tricky. Ceci étant dit, ces trois personnages semblent pour l’heure moins joués en tournoi que pas mal de têtes connues de la saga, comme Genjuro, ou Tam Tam.

À ce titre, il est bon de rappeler que le jeu a été le premier de sa franchise à se frayer un chemin jusqu’à l’EVO, ce qui en dit beaucoup sur ses qualités de gameplay. Auxquelles viennent s’ajouter des musiques qui restent typiques de la série (à base de shamisen, de koto, etc.) et surtout des graphismes qui donnent souvent l’impression qu’on est en train de regarder une estampe animée (pas au point de Ôkami, mais pas très loin).

Tout ça pour dire qu’il s’agit d’un excellent titre qui redore le blason de son développeur (qui en avait quand même un peu besoin après plusieurs fautes de goût). Surtout, le succès au moins critique de ce Samurai Shodown apporte la preuve qu’un revival des séries historiques de SNK n’est pas voué à l’échec. Et, maintenant que Terry Bogard a rejoint le roster de Super Smash Bros. Ultimate, j’ai bon espoir de voir réapparaître d’anciennes franchises « en dormance » depuis les années 1990.

Au revoir; à bientôt.

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