Civilization VI – Gathering Storm

Oui oui, je fais un post pour un simple add-on; sorti depuis des lustres; et pour un jeu que je n’aime pas tellement, en plus. C’est mon blog, je fais ce que je veux.

Civilization VI, c’est l’histoire d’un bon espoir (la version vanilla, je le répète, était plus complète que la version vanilla de Civilization V, qui compte parmi mes jeux préférés de cette décennie) trashé par une IA teubée qui n’a jamais eu droit à une correction décisive (juste quelques petits aménagements ici ou là), malgré un certain nombre de DLC. Dès lors, Gathering Storm était-il de nature à améliorer les choses? Pas pour l’IA (donc le jeu garde son principal travers). Mais l’extension propose de très bonnes idées; qui malheureusement ne vont pas jusqu’au bout de leur démarche.

Tout d’abord, au rang des nouveautés « standard » qu’on s’attend à trouver dans tout add-on d’un Civilization, on a neuf nouveaux leaders pour huit nouvelles civilisations. Le leader de rab, c’est la puissante Aliénor d’Aquitaine, potentiellement reine de France ou d’Angleterre, et dont le talent est de faire flancher la loyauté des villes adverses; gentiment. Si bien qu’on peut se retrouver au bout d’un moment à gérer un véritable empire presque sans coup férir.

Parmi les huit nouvelles civilisations, on retrouvera quelques têtes connues, comme les Incas de Pachacutec (peuple des régions montagneuses traditionnellement associé aux victoires scientifiques), les Ottomans de Soliman (presque totalement orientés vers la conquête) ou les Suédois (plutôt branchés culture et diplomatie). Didon dirige désormais l’ensemble des Phéniciens et plus seulement Carthage comme dans le V, toujours aussi expansionniste et thalassocratique, mais beaucoup plus efficace.

L’empire du Mali de Mansa Moussa est foncièrement tourné vers la religion, l’économie et la production de richesses, ce qui lui octroie une grande polyvalence, tandis que la Hongrie de Matthias Corvin a une approche beaucoup plus martiale des choses, en s’appuyant de plus très fortement sur les cités-États. Le Canada de Wilfrid Laurier est lui plutôt pacifiste et orienté vers une victoire culturelle. Et, enfin, il y a les Maoris de Kupe.

Il s’agit, pour l’heure, de la civilisation la plus atypique. Déjà, parce qu’on démarre systématiquement sur une case océanique (sauf si la map ne le permet pas), avec les technologies marines requises. Ensuite, parce que la création de la première ville s’accompagne de l’apparition d’un Bâtisseur et de quelques bonus, ce qui compense largement le « retard » pris sur les concurrents. Et enfin parce qu’il lui est impossible de recruter des Écrivains Illustres… sans que cela lui ferme la victoire culturelle, bien au contraire: son bâtiment unique, qui remplace l’Amphithéâtre, est un des meilleurs moyens de l’obtenir.

Mais, plus que ces nouvelles civilisations, ou les nouvelles merveilles qui ont été ajoutées (même si certaines sortent du lot, comme les Grands Bains ou l’Université de Sankoré), ou les nouveaux districts (Canal, Barrage, etc.), le add-on se vendait surtout sur l’ajout des catastrophes naturelles et la gestion des crises écologiques. Et là, on ne va pas se mentir, le contrat n’est qu’à moitié rempli. La plupart des catastrophes sont très localisées et souvent ponctuelles, tandis que la montée des eaux en fin de partie à cause du réchauffement climatique n’aura que des conséquences limitées. Je sais que la série n’a jamais brillé par son réalisme, mais là, le résultat est quand même très timoré.

À part ça, Gathering Storm ajoute un Congrès Mondial qui apparaît après la période classique, et qui permet de formuler diverses propositions aux effets beaucoup moins radicaux que ce qu’on pouvait voir dans Civilization V (où on pouvait pourrir la balance commerciale d’un pays). Ou du moins, ce le serait sans les situations d’urgence, qui, moyennant Faveur, permettent de créer de grandes coalitions militaires ou d’organiser une « aide » pour les civilisations frappées par un désastre quelconque. Mais là encore, ça reste timoré par rapport à ce qu’on aurait pu avoir, et la principale utilité du Congrès Mondial sera d’obtenir, le cas échéant, une victoire diplomatique.

Au final, force est de constater que de gros efforts ont été effectués depuis la version vanilla, et que le jeu est désormais beaucoup plus complet que ne l’était CivV sur la fin. Ceci étant dit, vu que le principal problème du jeu (l’IA) demeure et que Gathering Storm ne va jamais vraiment jusqu’au bout de ses nouvelles logiques, CivVI reste décevant malgré tout. D’autant qu’il y a toujours pas mal de bugs qui trainent.

Enfin, un petit exploit bon à connaître: lors du choix de votre croyance de panthéon, il se trouve que vous pouvez (inopinément, bien entendu) appuyer sur Échap en même temps que la validation, ce qui aura pour effet de valider le déclenchement tout en ne confirmant pas la validation. Autrement dit, si vous activez/échappez les Colonies Religieuses, vous aurez un colon gratuit (avec GS); et la possibilité de recommencer pour un autre colon gratuit; puis de recommencer pour un autre colon gratuit; etc.

Fun fact: ça marche avec TOUTES les croyances de panthéon, et c’est cumulatif. Traduction: vous pouvez créer, disons, une dizaine de colons, puis choisir d’activer/échapper les Rites de Fertilité trois ou quatre fois (ce qui, toujours avec GS, vous créera autant de Bâtisseurs), avant de recommencer ça jusqu’à ras-le-bol avec, en fonction de votre environnement, Dieu de la Mer ou Déesse de la Chasse, par exemple (hop! +30 de construction pour les bateaux ou les camps!). Vous aurez certes un gros déficit de foi, mais plein de villes à une époque reculée et possibilité de bâtir des quartiers en un tour (parfois même certaines merveilles). Imaginez aussi un peu la taille de votre armée de Guerriers (qui, je le rappelle, coûtent exactement zéro en entretien) au bout de quelques tours…

Cerise sur le gâteau: ça marche en multi et à tous les niveaux de difficulté, et permet évidemment d’obtenir n’importe quel type de victoire très très très facilement (genre, vous envoyez des gens sur Mars quand vos concurrents découvrent tout juste les armes à feu). Quand je vous disais que le jeu était pété…

Au revoir; à bientôt.

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