Tropico 6 – The Llama of Wall Street

Un autre post pour un DLC, mais sur un jeu que j’aime mieux, cette fois-ci.

El Presidente découvre les joies du capitalisme et de l’économie de marché. Eh, qui a dit que le libéralisme était l’exclusivité des démocraties occidentales? Quoi qu’il en soit, vous voilà prêt à spéculer à la hausse ou à la baisse, créer volontairement des pénuries et inonder le marcher de produits estampillés Tropico. Et faire fortune, bien entendu. Le tout, bien évidemment, dans l’intérêt du peuple, cela va sans dire.

Avant toute chose, précisons qu’en début de mois, une mise-à-jour du jeu a été effectuée pour ajouter, une map, un bâtiment, un nouveau décret et quelques bricoles (en sus des corrections de bugs et rééquilibrages habituels). Le nouveau décret, c’est la Sécurité Sociale, qui est intéressante si vous avez envie de jouer au dirigeant de gauche ou juste éviter une émeute. Et le nouveau bâtiment, c’est l’entrepôt. Qui à première vue fait un peu doublon avec les docks, puisqu’il propose simplement de servir de dépôt pour trois ressources ou produits, mais qu’on a la possibilité de bloquer sur place.

Il s’avère intéressant surtout depuis l’arrivée de ce nouveau DLC qu’est The Llama of Wall Street. Car, avec lui, les fluctuations de prix atteignent des sommets, ou des abysses, c’est selon. Il peut donc s’avérer très intéressant de ne pas lâcher sur le marché un bien qui ne vaut pour le moment pas un clou, et attendre quelques temps que sa valeur remonte, alors qu’on s’en fichait un peu jusqu’ici tellement l’économie du jeu était généreuse (même sans le glitch de la save).

Remarquez, niveau générosité, il y a encore moyen d’obtenir très facilement des millions sans tricher, juste en exploitant correctement cette mécanique. À vrai dire, je me demande si ce n’est même pas encore plus rapide désormais, pour l’époque des guerres mondiales. En particulier grâce à l’Institut du Commerce, qui donne un petit aperçu des biens qui vont gagner en valeur et de ceux qui vont en perdre. Et de toute façon, moyennant Connaissance accumulée, il y a moyen de provoquer des trends à la hausse ou à la baisse (pas foncièrement décisifs, cependant: il est souvent préférable d’utiliser la Connaissance à meilleur escient).

Deux autres nouveaux bâtiments, industriels cette fois-ci, sont également de la partie, mais… eh bien… Bon, le premier est une fabrique de jouets, accessible dès l’époque coloniale; c’est mignon, mais au fond, c’est vraiment histoire de dire « on rajoute un nouveau bien » tellement ça ne change quasiment rien au fonctionnement général du jeu (d’ailleurs, c’est juste pour l’exportation). Le deuxième, bah c’est un peu pareil, mais à la dernière époque du jeu avec de l’électronique de pointe; donc très tardivement dans la partie. Autrement dit, au moment le moins intéressant de mon point de vue; je suis peut-être vieux jeu, mais pour moi, Tropico, c’est surtout intéressant pour les périodes antérieures à la fin de la guerre froide. Bref.

Ont également été ajoutés quelques nouveaux décrets, comme « Made in Tropico » qui va booster votre marge bénéficiaire à l’export tout en majorant le coût de fonctionnement votre industrie. Mais au fond, c’est à peu près tout. Il y a bien une Mission supplémentaire (avec sa propre map), mais elle est surtout chiante, en fait, et pas super bien fichue au niveau des changements de période, en plus. Le reste du DLC est, disons-le, principalement cosmétique (et principalement moche).

Présenté ainsi, The Llama of Wall Street, une fois passé la blague du titre, semble bien vide, et surtout excessivement cher. Eh bien oui, tout-à-fait, et c’est une honte. Certes, la nouvelle dimension économique, qui invite le joueur à regarder plus régulièrement l’interface de commerce, renouvelle l’intérêt du jeu en la matière, oui, c’est vrai. Mais pour presque 10€ de base? Sérieusement? D’autant qu’il souffre de bugs en tous genres, et qu’il n’est qu’à peine traduit!

Déjà que la traduction de la version vanilla était particulièrement miteuse par rapport à celles de Tropico 4 & 5, avec (exemple pris au pif) ses « Squares » (donc, logiquement, des « Places » en bon français) qui deviennent des « Carrés » en VF (WTF???)… Mais là, c’est bâclage au niveau max, et il n’est pas rare de se retrouver avec un bout de texte en anglais en plein milieu de la mission, qui a été oublié là!

Alors non, The Llama of Wall Street ne vaut CLAIREMENT pas le coup d’être acheté à son prix de vente actuel. La faute à un gros manque de substance en dépit d’une excellente idée de base (ajouter un peu de random dans l’économie), et surtout à un manque de finition dans sa traduction totalement inacceptable pour un DLC payant. J’ai un peu peur pour les prochains, du coup…

Au revoir; à bientôt.

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