DanMachi: Arrow of the Orion

Mouais, j’avoue que moi non plus, je ne vois pas bien ce que vient faire le « the » dans le titre, mais bon… Toujours est-il qu’il est sorti depuis un moment sur grand écran, mais que je ne l’ai vu que récemment, du fait de son arrivée en début d’automne sur le catalogue de Wakanim. Et vu que j’aime bien DanMachi malgré ses défauts…

C’est le moment de la fête lunaire à Orario, et ses habitants sont en effervescence. Lors d’une sortie entre potes, Bell Cranel se retrouve à jouer les Arthur au stand d’Hermès: il doit arracher à sa gangue de cristal une lance soi-disant impossible à retirer. Vous devinez la suite: il y parvient alors que même Aiz Wallenstein avait échoué. Mais il se trouve qu’Hermès n’était que l’exécutant d’un commanditaire bien particulier, en l’occurrence, la déesse Artémis, une vieille amie d’Hestia. Cette dernière considère désormais Bell comme son « Orion » et le supplie de l’aider à détruire une monstruosité qui a élu domicile dans une forêt, au loin.

Alors, les films gaiden, puisque c’est a priori ce qu’est Arrow of the Orion, sont en général construit suivant des protocoles assez proches des arcs fillers, et celui-ci ne déroge pas à la règle. On a donc droit à du fan-service (mais pas non plus de manière absolument insupportable), peu de nouveaux persos ou ennemis qu’on ne reverra de toute façon jamais, et au final probablement aucune conséquence sur la série. D’ailleurs, à vue de pif, l’histoire du film se déroulerait entre les deux saisons, vu que la Familia Hestia squatte encore son taudis et que le groupe de Bell se réduit à lui, sa déesse et ses deux premiers compagnons.

La principale « nouveauté » introduite ici consiste en la localisation de son intrigue, majoritairement à l’extérieur d’Orario. Ce qui marque une différence majeure avec la série (dans laquelle seul le dernier arc de la deuxième saison permet de voir le monde extérieur), mais ne va rien révolutionner du tout: les environnements qu’on a pu voir au sein du Donjon étaient au moins aussi variés, si ce n’est plus, et ce qui nous est montré n’est pas moins cliché.

En parlant de ça, le moins que l’ont puisse dire est que ça ne concerne pas que les environnements, et que le scénario, dans son ensemble, en est perclus. Sans détailler ni trop spoiler, disons juste que pratiquement chacune des situations vues dans le film l’a déjà été dans la série, à l’exception du dénouement. Lequel est à peu près le seul intérêt du long métrage et c’est même assez troublant. Le boss à détruire, on s’en doute vu le mythe invoqué en titre, est un scorpion géant nommé Antarès (logique) qui ressemble conceptuellement trop au boss final de Chrono Cross pour que ce soit une simple coïncidence.

Toutefois, les conséquences de sa défaite, bien que logiques, s’avèrent quelque peu inattendues et même d’importance; sauf que, gaiden oblige, il n’en sera jamais question dans la série, où seul le laïus sur Brigid en fin de deuxième saison viendra vaguement y faire écho (et encore, de très loin). À côté de ça, le film lâche à la cool des éléments du lore « secret » de la série comme si de rien n’était, alors que même la saison 2 (ultérieure, faut-il le rappeler) prenait pas mal de pincettes.

Enfin, niveau réal’… alors, peut-être que ça vient de mon écran, je ne sais pas, mais je n’ai pas trouvé de grosse différence fondamentale entre la série TV et le film, d’un point de vue qualitatif. Clairement, on a l’impression de voir remontés bout-à-bout des épisodes d’un arc de la série, avec très peu de véritable audace formelle. Même si le combat contre Antarès envoie du lourd, il y en a plusieurs qui, dans la série, sont tout aussi impressionnants. Quant-au reste des aspects visuels (décor, bestiaire, chara-design etc.), ils ne se démarquent en rien de la version TV.

Au final, c’est, comme bien souvent, un film probablement sans importance au regard du déroulement de la série (ou du LN) et sans élément vraiment marquant qui ferait de son visionnage un peu plus qu’un simple divertissement. C’est le cas de la très grande majorité des longs métrages dérivés de séries TV animées, on est bien d’accord, mais il n’empêche: Arrow of the Orion reste un pur produit de fan-service, et pas nécessairement du genre dont on se souviendra longtemps; or, on ne me fera pas croire que le lore de DanMachi n’est pas assez riche pour faire mieux.

Au revoir; à bientôt.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s