Le marronnier du 31 décembre

Vous connaissez la musique, et surtout, à me connaître: les posts de remplissage nombrilistes à facilité calendaire, c’est ma grande passion (enfin, une de mes deux grandes passions; la deuxième, c’est de trouver des formulations alambiquées pour remplacer un simple mot; comme « marronnier » par exemple). Quoi qu’il en soit, c’est l’heure du bilan; non pas décennal (c’est plus ou moins déjà fait pour quatre catégories), mais annuel, ce coup-ci. C’est parti pour un post-fleuve.

Jeux Vidéo

Je n’ai pas le sentiment d’avoir beaucoup plus joué que l’année précédente, mais ma « playlist » aura indéniablement été plus variée. Et pour cause: je ne joue plus que très ponctuellement à Guild Wars 2, ce qui libère du temps, mine de rien. Je n’ai pas vraiment changé d’avis sur le jeu de manière générale, c’est juste une sorte de lassitude associée à une dégradation qualitative des nouvelles sorties depuis deux épisodes du Living World; ça, plus des problèmes anciens toujours pas corrigés, et quelques soucis récurrents. En fait, j’ai eu l’impression de mettre le doigt sur le problème il y a quelques semaines, lorsque le développeur a annoncé fièrement la release de son 100 000ème build. Pour un jeu sorti en 2012. Je sais que ça ne correspond pas exactement à la même chose d’un jeu à l’autre, mais il est évident GW2 que se met à jour TRÈS souvent, même en comparaison d’autres grands MMO.

À première vue, on serait tenté de se dire que c’est cool, que les dév’ prennent autant à cœur d’être réactifs aux attentes des joueurs et travaillent d’arrache-pied à l’équilibre du jeu. Sauf que, dans les faits, ça veut aussi dire que les « builds » de persos deviennent obsolètes à peine rodés, et qu’un joueur qui se casse le cul à stuffer et maîtriser un perso pour être méta (que ce soit pour les raids ou le compétitif) aura vraisemblablement à revoir sa copie sous quelques mois (voire parfois moins). Et à titre personnel, je suis un peu soûlé de ça. Du coup, je ne fais plus, depuis quelques mois, que du random PvE, ce qui a évidemment des limites. Mais bref. Je ne compte pas abandonner complètement le jeu; juste mettre le holà, d’autant que les déboires d’ArenaNet n’invitent pas à l’optimisme au sujet des prochaines MAJ (et puis, le jeu a plus de sept ans, maintenant).

Pour compenser, j’ai essayé d’approfondir Stellaris, 4x spatial dont les mécaniques m’échappaient un peu jusqu’ici, je dois l’avouer. C’est que je ne suis pas un assidu des jeux Paradox (genre, j’ai dû jouer peut-être une vingtaine d’heures il y a longtemps au premier Hearts of Iron). Bien m’en a pris, puisque je le préfère aujourd’hui aux cependant excellents Endless Space et Endless Space 2. Maintenant, le jeu offre un océan de possibilités, et je suis encore loin d’en avoir saisi la totalité. Il souffre cependant de la maladie des jeux Paradox, à savoir PLEIN de DLC d’intérêt/utilité très variable et au rapport qualité/prix aléatoire. Du coup, ça invite aussi le joueur à attendre de grosses soldes (et par conséquent, je n’ai pas encore essayé les Lithoïdes, qui ont l’air salement pétés).

Mais bref; si je ne devais retenir que trois jeux de 2019, ce seraient Tropico 6 (en dépit de son dernier DLC miteux), Age of Empires II – Definitive Edition (rééquilibré il y a peu: les Coumans sont passé de « over-craqués » à « pas mal pétés » et c’est un sacré progrès), et, enfin, le dernier Samurai Shodown (ça, c’est le fanboy NeoGeo qui parle). Clairement pas représentatif de quoi que ce soit, en fait. Ceci dit, ça ne m’a pas empêché de faire d’autres jolies découvertes (comme 198X) et, de toute façon, je suis plus dans le retrogaming de base (ça doit être mon côté réac’, j’imagine). Au passage, on m’a offert une Mega Drive Mini, à laquelle je n’ai pas encore beaucoup joué, mais assez pour constater qu’il y a un énorme progrès par rapport à la précédente… et également quelques critiques à formuler, mais ce sera pour une autre fois (ou pas; on verra).

J’ai également commencé à jouer à Collection of Mana, mais vraiment depuis peu. Pour le peu que j’en ai vu, l’émulation m’a l’air très correcte, et c’est un plaisir que de découvrir enfin officiellement l’épisode 3 de la saga en français (ou plus généralement en langue non-japonaise). C’était peut-être l’épisode qui m’avait le plus fasciné sur Super Famicom, mais quand on ne comprend même pas la moitié de ce qui est écrit… enfin bref, ça va me donner l’occasion de le finir en bonne et due forme; et accessoirement, peut-être, de finir un J-RPG, chose que je n’ai pas fait depuis pas loin d’une demi-douzaine d’années (avec… Suikoden).

Mais en dehors de ça, pas mal d’actes manqués en ce qui concerne les sorties vidéoludiques de 2019 potentiellement intéressantes. Je suis totalement passé à côté des controversés Death Stranding et Star Wars Jedi: Fallen Order, de Dawn of Man, du remake apparemment très réussi de Resident Evil 2, de Planet Zoo, de SD Gundam G Generation Cross Ray (alors qu’il est même sorti sur Steam! Sur Steam!), et il ne s’agit là que des jeux dont j’étais pourtant à peu près certains qu’ils m’intéresseraient. Non, pas Shenmue III, non. Bien que heureux propriétaire d’une Dreamcast depuis bientôt 20 ans, je fais malheureusement partie de ceux qui sont restés hermétiques à la franchise (pour tout dire, l’épisode II ne m’a quasiment servi qu’à jouer à Out Run; c’est dire). Et apparemment, ce n’est pas plus mal, de ce que j’ai cru comprendre.

Pour 2020, il y a, évidemment, un certain nombre de titres qui attisent ma curiosité. Persona 5 Royal, déjà. Je sais que j’ai lâché la version vanilla avant la fin, mais j’ai bien envie de lui redonner sa chance; à défaut, je reprendrai ma save où je l’ai laissée. Je laisserai aussi probablement sa chance à Final Fantasy VII Remake, même si je n’ai plus une très grosse hype sur cette franchise depuis longtemps. Humankind m’intéresse très fortement, mais reste à voir si ce sera une alternative crédible à Civilization VI ou un énième pétard mouillé (enfin, c’est Amplitude, on peut avoir confiance, quand même). Dans un genre très différent, je me demande ce que pourra donner Hades, dans sa version finalisée; pour le moment, ça a sacrément de la gueule. La Champion Edition de Street Fighter V pourrait bien me réconcilier avec le jeu, qui jusque-là ne me bottait pas plus que ça. Et pour rester dans les jeux de combat, j’attends pas mal de GranBlue Fantasy Versus, déjà parce que j’ai plutôt aimé l’anime, et ensuite parce qu’il me rappelle fortement un autre jeu (beaucoup trop sous-estimé) d’Arc System Works: Battle Fantasia.

Et enfin, ÉVIDEMMENT, Panzer Dragoon: Remake. Alors que c’est, de la série, non seulement l’épisode qui a connu le plus de portages (c’est même le seul de la Saturn à avoir quitté son format d’origine, en fait), mais aussi le moins intéressant. Du coup, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi c’est toujours celui-ci qui a la faveur des développeurs quand il s’agit de dépoussiérer la franchise. L’argument « c’était le premier » ne tient de toute façon pas vraiment, vu que, chronologiquement, les événements de l’épisode Zwei sont censés se dérouler avant (ce dernier étant d’ailleurs beaucoup plus complet). De plus, ce qui est raconté dans le 1 n’impacte que vraiment très marginalement le lore général (on peut donc très bien jouer à Azel-RPG/Saga ou Orta sans avoir jamais touché à celui-ci, et ne rien perdre du tout). Mais, je le prendrai quand même; déjà parce que c’est quand même jeu super sympa, et aussi pour encourager la finalisation du portage de Zwei, qui doit normalement suivre (et surtout de celui d’après, pour lequel rien n’a encore été annoncé).

Les nouvelles consoles? Honnêtement, celles de la neuvième génération ne m’intéressent pas plus que ça pour le moment. Déjà, les premiers modèles de chaque génération sont généralement ceux qui rencontrent le plus de problèmes techniques à terme, mais surtout, on ne sait presque rien de la PS5; et la nouvelle X-Box a droit à une communication si inutilement alambiquée qu’elle en devient contre-productive. J’ai peur qu’à ce train-là, elle ne devienne l’échec de trop pour Microsoft, après une X-Box One qui n’a été réellement intéressante que pour ses jeux de course en exclu (autant dire que pour moi, c’était inintéressant au possible). Par contre, j’attends avec une certaine impatience la sortie de la PC-Engine Mini. Je n’ai jamais possédé l’originale, alors que pas mal de jeux m’intéressaient beaucoup dessus. Du coup, je vais sauter sur l’occasion, vu que la liste des titres implémentés a l’air vraiment cool.

Cinéma

Sans aller jusqu’à dire que ça a été une année en or pour le cinéma, force est de reconnaître que la décennie s’achève bien, notamment avec la fin de trois grands cycles qui l’ont profondément marquée. Dragons, avec un troisième épisode certes moins bon que les précédents mais tout à fait acceptable. Avengers, avec un Endgame à la hauteur de ses enjeux et qui fait honneur à ses prédécesseurs (même si, évidemment, on a quand même connu mieux dans le MCU) et enfin Star Wars avec… urgh. Bon, je ne vais pas en rajouter, mais ça fait partie de mes déceptions de l’année.

Parmi lesquelles se trouve également une autre conclusion de cycle, à savoir l’assez misérable X-Men: Dark Phoenix, qui met un terme à quasiment 20 ans de présence de la franchise en salles dans sa version 20th Century Fox (vu que Les Nouveaux Mutants a l’air d’être bien parti pour finir en direct-to-video, voire ne jamais sortir du tout). Une autre grosse déception aura été le dernier Terminator, qui revient de loin pour arriver nulle part: le bide a apparemment été si important que la franchise doit maintenant être considérée comme morte et enterrée. Et c’est tant mieux, car, sincèrement, en dehors de Sarah Connor Chronicles et de quelques bons jeux vidéo, il ne s’y est rien produit d’intéressant depuis la première moitié des années 1990.

En dehors de ça, quelques titres pas franchement extraordinaires, malgré une surévaluation médiatique assez notable, comme Alita: Battle Angel (une adaptation consensuelle d’une adaptation correcte d’un manga emblématique qui méritait sûrement mieux que ça) ou The Dead Don’t Die (un film « humoristique » pompeux qui tente vainement de pasticher le sous-genre). Ce qui est un tantinet paradoxal, c’est que sa quasi-antithèse est sortie quelques mois plus tard, à savoir Retour à Zombieland (que, pour le coup, j’ai adoré).

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon s’est avéré beaucoup moins mauvais que ce que les bandes-annonces vendaient (mais, malgré quelques scènes d’actions très bien foutues, il souffre un peu de l’humour beauf de la Bande à Fifi). Spider-Man: Far From Home est un peu un film OSEF au sein du MCU; comme les Ant-Man ou Captain Marvel, qui n’a d’ailleurs pas tenu toutes ses promesses (sans être honteux non plus, faut pas déconner). Shazam! n’aura a priori aucune incidence sur un DCEU en pleine agonie, et Ça: Chapitre II, ne m’aura pas convaincu plus que ça. Très agréablement surpris par Brightburn, en revanche; et l’inverse pour Godzilla II; on ne peut pas tout avoir.

Les trois films que j’ai préféré cette année ont été, sans surprise, l’excellent The Irishman de Martin Scorsese, le non moins excellent Joker de Todd Phillips, et surtout Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino. Bien aimé Midsommar, mais au fond plus en tant qu’objet photographique qu’en tant qu’objet filmique. Quant-à Le Mans 66… disons que je ne sais pas vraiment quoi en penser; c’est un film très sympa et bien foutu, mais qui aurait, je pense, gagné à moins tordre la réalité pour coller à des codes de narration (ou de scénarisation) hollywoodiens classiques. Voilà, il me semble que je n’ai rien oublié. Je n’ai malheureusement pas trouvé l’occasion d’aller voir Ad Astra, The Lighthouse et Parasite, mais ce n’est que partie remise.

Concernant mes attentes personnelles pour 2020, je dois dire que je n’en ai pas énormément. J’irai probablement voir Underwater, mais je ne m’attends pas à un nouvel Abyss. Je suis assez curieux de voir ce que donnera 1917, mais j’espère que la distribution en salle suivra. Birds of Prey… disons que la com’ de Warner Bros. ne me donne pas du tout envie, mais… Margot Robbie et Mary Elizabeth Winstead. Sonic… erf. Lucy in the Sky a l’air intéressant, mais, là encore, tout dépendra de la distribution en salles.

Black Widow, je ne sais pas vraiment; j’ai l’impression que la page qui s’est tournée avec Endgame était peut-être aussi l’occasion pour moi de prendre un peu de distance avec le MCU. Wonder Woman 1984 me hype beaucoup moins que le premier. Free Player a un thème intéressant, mais reste à voir comment il sera traité (il y a quand même Ryan Reynolds dedans, toujours ça de pris). Top Gun: Maverick, seulement si je n’ai rien de mieux à faire à ce moment-là. Curieux de voir ce que va donner Tenet, par contre. Je laisserai aussi sa chance au prochain Ghostbuster, même si on sent bien une volonté dans la com’ autour du film de miser sur la popularité croissante de Finn Wolfhard. Monster Hunter par Paul W. S. Anderson… et pourquoi pas un Uwe Boll, tant qu’on y est?

Last Night in Soho… attendez, on parle bien d’un film d’Edgar Wright avec Anya Taylor-Joy et Matt Smith, là? Non, mais je prends déjà ma place, là, c’est où qu’on paie? Hm? Il faut attendre septembre? Fuck. Eternals… même chose que pour Black Widow, je suppose. Godzilla vs. Kong, par le réal’ du Death Note de Netflix, j’ai envie de dire qu’on n’est plus à ça près; au pire, ce sera un nanar à regarder bourré. Quant-à Uncharted, ça va sûrement faire lever des yeux au ciel, mais je n’ai jamais aimé les jeux; cela étant, la combo Travis Knight/Tom Holland peut très bien marcher, et il ne faut jamais dire jamais. Et pour finir, Dune de Denis Villeneuve… TRÈS GROSSE HYPE!

Séries TV

Pour beaucoup, 2019 sera l’année qui aura marqué la fin de Game of Thrones, soit LE run de la décennie. Mais pas pour moi: j’ai lâché la série dans sa première saison, il y a bien longtemps, constatant que les divergences avec le bouquin n’avaient pas énormément de conséquences et me gardais la suite pour plus tard. Vraiment, beaucoup plus tard, pour le coup. Enfin, quoi qu’il en soit, j’aurai vu du bon, du moins bon et du très mauvais cette année. Et un peu de OSEF, aussi, quand même. Genre Pennyworth, qui ne va pas casser trois pattes à un canard.

Mais qui reste beaucoup, beaucoup plus regardable que Gotham, pour rester dans le lore de DC. Et moins que Titans, dont j’ai pas mal apprécié la première saison (la deuxième arrive bientôt sur Netflix, je crois). Toujours chez DC/Warner, Black Lightning continue son petit bonhomme de chemin, tandis que l’Arrowverse continue de s’enliser, avec des dernières saisons d’Arrow clairement en trop, tandis que Flash et Supergirl perdent chaque année en intérêt. Mais dans le sous-genre super-héroïque, il ne faut plus compter sur les séries Marvel-Netflix pour offrir la moindre concurrence, vu qu’elles ont toutes été successivement annulées. Et quand on voit la gueule des dernières saisons de Luke Cage ou Iron Fist, on en arrive à se dire que c’est peut-être une bonne chose.

Cette année aura vu donc se conclure The Punisher et Jessica Jones, de manière assez correcte pour le premier et pas vraiment pour la seconde, qui méritait quand même mieux que ça. La pourtant fort correcte Cloak & Dagger, sur Amazon Prime, a également dû tirer sa révérence, et, en toute logique, Disney+ devient de facto l’unique diffuseur de séries TV franchisées Marvel, dont on n’a toujours pas vu la couleur; et à vrai dire, je ne suis pas certain que ce soit un bon argument de vente pour le service de VOD à grandes oreilles, quand on voit ce qu’a donné Agents of S.H.I.E.L.D. (je suis plus intéressé par The Mandalorian, en fait).

Niveau super-héros, je préfère maintenant regarder vers les séries qui essaient de dériver du sous-genre vers quelque chose de plus autocritique/cynique, comme Umbrella Academy ou The Boys. Les deux séries sont très bonnes chacune dans leur genre (la première comme une sorte d’X-Men/Inhumans qui serait partie en vrille, la seconde comme une Justice League des connards). Si bien qu’au final, sans avoir à retourner vers Marvel ou attendre quoi que ce soit du Arrowverse, il y a quand même de quoi faire (au point que je n’ai même pas pris le temps d’essayer de regarder Watchmen, qui est paraît-il très cool).

Au-delà de ça, on aura eu droit cette année à deux saisons de The Expanse, qui redressent bien la barre après une saison 2 au mieux décevante. Même si je trouve dommage que la dimension « planet opera » d’Ilos ait été sous-exploitée, il est vrai que c’est assez compliqué quand on ne dispose pas d’un budget pharaonique. En tout cas, c’est toujours mieux que la dernière saison de Star Trek: Discovery, qui elle en a, pourtant, des moyens. Mais non, rien à faire, je n’accroche pas. Ce n’est pas mauvais, c’est juste quelconque. Pour le mauvais, eh bien il y a deux titres en particulier qui me viennent à l’esprit. Pour la SF spatiale, s’entend.

Le premier est Nightflyers, et le second Another Life. Ce dernier est d’autant plus inexcusable que le personnage principal est joué par Katee Sackhoff, mais les deux souffrent d’un sérieux problème de crédibilité des personnages et de cohérence du scénario. Non, vraiment, j’ai l’impression que l’écriture a été confiée à des scénaristes qui ont torché ça en 24h chrono, gueule de bois comprise. Une autre déception, hors SF ce coup-ci, a été la saison 3 de Riverdale. L’adaptation libre des comics Archie a atteint le fond avec son histoire de jeu de rôle meurtrier façon Les Monstres du Labyrinthe et sa secte toute pourrie. L’ennui, c’est que la quatrième n’arrive pas à redresser la barre, malgré un épisode introductif déchirant, tout en mise-en-abyme sur la mort de Luke Perry. Vraiment, quel gâchis.

La saison 3 de Stranger Things a aussi, dans une certaine mesure, été une déception par rapport aux deux précédentes. Malgré quelques très bonnes idées, force est d’admettre que les frères Duffer sont maintenant passés en pilotage automatique. Certes, ils se sont toujours fortement appuyés sur la hype nostalgique des années 1980, mais on arrive quand même là à un niveau pas loin du point de non-retour, tellement les clichés s’accumulent maladroitement. Là encore, c’est du pur gâchis.

Maintenant, je râle beaucoup, mais j’ai quand même eu sous les yeux de bonnes choses, la meilleure étant certainement The Dark Crystal: Age of Resistance. Clairement, on est dans la lignée du film, avec une masse impressionnante de practical effects et toujours ces designs tantôt oniriques, tantôt cauchemardesques. J’ai aussi beaucoup accroché à la deuxième saison de Dark, dont j’attends avec impatience la troisième (et dernière?). Par contre, et pour rester dans les séries de SF européennes, The Rain m’a perdu avec sa deuxième saison stupidement scénarisée. Je ne sais même pas si je regarderai la prochaine, du coup.

Pour ce qui est de 2020, je dois bien admettre que je ne me suis pas vraiment renseigné ce qui allait sortir de neuf. Je continuerai forcément Dark, The Dark Crystal, Stranger Things, The Expanse, The Boys, Umbrella Academy et Titans; mais pour le reste, je ne suis pas sûr que j’aurai la patience. Je pense me mettre à The Witcher quand j’aurai fini les romans, mais pas avant; puis à The Mandalorian, un peu plus tard. Et c’est à peu près tout, je pense.

Anime

Rétrospectivement, j’étais tout sauf optimiste quant-à l’avenir de l’animation TV japonaise et sa capacité à se renouveler à la fin des années 2000. Dix ans plus tard, et après plusieurs années de vaches maigres où le meilleur a pu être littéralement noyé sous une grosse quantité de titres au mieux médiocres… eh bien, c’est tout le contraire: la fin des années 2010 et particulièrement 2019 fut un excellent cru. Tellement que je ne savais même plus vraiment où donner de la tête ce dernier trimestre. Mais à vrai dire, dès janvier, l’année commençait sur les chapeaux de roues.

Grâce à un titre en particulier: Mob Psycho 100, dont le second run s’est avéré encore meilleur que le pourtant excellent premier d’il y a trois ans. Que ce soit par son animation de dingue ou sa mise-en-scène de malade, il s’agit juste d’un véritable modèle pour les animateurs et scénaristes de la décennie à venir. Bon, après, c’était le haut du panier, et il détonnait quelque peu avec le reste des sorties de ce moment: il y avait aussi pas mal de titres anecdotiques, certains néanmoins sympa, comme My Roommate is a Cat ou The Rising of the Shield Hero; d’autres ont floppé malgré un postulat de départ intéressant, comme Dororo ou Saintia Shô. La faute à une réalisation à qualité aléatoire, pour ces deux-là.

En avril, c’était le grand retour du meilleur anime sur le baseball jamais réalisé, à savoir Ace of Diamond, pour son Act II. Mais, surtout, c’était l’arrivée de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba. Un anime tellement bon qu’il en a relancé la publication du manga, stoppée en France depuis des années faute de bonnes ventes. À côté de ça, on en aurait presque oublié d’autres petites perles, comme le sympathique Kono Oto Tomare!, l’excellent Sarazanmai (AKA le truc où des mecs déguisés en kappas abattent des monstres géants en leur arrachant un furoncle hémorroïdaire), le retour (un peu mou, certes) de One-Punch Man ou encore la réadaptation attendue du très populaire Fruit Basket.

En juillet aussi, malgré la présence de trucs assez infâmes, il y avait plusieurs titres remarquables, comme Dr. Stone, Dumbbell, Fire Force, The Ones Within ou encore le très bon Vinland Saga. Pourtant, si je ne devais retenir qu’un seul titre de l’été 2019, ce serait incontestablement [given]. Même s’il propose très peu de musique pour un anime musical, il a, contrairement à 90% des anime du genre adaptés de manga, le mérite de ne quasiment jamais couvrir sa musique par du verbiage. Entre autres (très) nombreuses qualités. Mais à côté de ça, aussi, pas mal de merdes ont été diffusées dans le courant de l’été. Dont deux en particulier, sur lesquelles je reviendrai plus loin.

Et en octobre… j’ai très, très rarement vu une saison d’automne aussi riche en anime de qualité. Vraiment. Ahiru no Sora, qui se pose en alternative plus que crédible à Kuroko’s Basket, Ascendance of a Bookworm qui, sans être extraordinaire, arrive à faire de l’isekai de manière vraiment nouvelle, le bon polar Babylon, le dramaticomique Case File N°221 Kabukichô, ou encore le puissant No Guns Life. Et, surtout, le brillant Stars Align, sur lequel je pense que je m’étendrai plus longuement dans un prochain post, mais qui est à mes yeux l’un des anime les plus décisifs de l’année, voire de la décennie (et s’il n’était pas dans ma liste, c’est juste qu’il n’était pas terminé à ce moment-là).

Sans compter les multiples reprises du trimestre: on a pu voir revenir, à quelques jours d’intervalle, Les Héros de la Galaxie: Die Neue Thèse, Kono Oto Tomare!, GranBlue Fantasy et, surtout, My Hero Academia, toujours aussi intense (encore une fois, vive Yûki Hayashi et ses musiques so full of epicness!). Bon, évidemment, ça reste du nekketsu, mais il n’empêche: c’est réussi. Je serai un peu moins enthousiaste vis-à-vis des autres, mais au final, l’automne 2019 aura été incomparablement meilleur que celui de l’an passé, par exemple, dont je n’ai retenu, au mieux, qu’une demi-douzaine de titres. Dont deux de très bonne qualité qui se sont achevés cette année (Run with the Wind et Double Decker!).

Bien sûr, l’année n’a pas toujours été rose, et a même par moment franchement senti le caca. Très peu parmi les séries pour lesquelles je suis allé jusqu’au bout, vu j’ai tendance à très vite lâcher les titres dont les premiers épisodes me paraissent véritablement catastrophiques; ou à ne même pas essayer de regarder les trucs dont le pitch me soûle rien qu’à le lire. Pour certains, quand même, j’essaie de faire un effort. Comme pour Mix, que j’ai trouvé vraiment chiant, sans pour autant s’avérer complètement pourri, non plus. Pour quelques-uns, cependant, il m’arrive inexplicablement de m’accrocher jusqu’au bout. Et en 2019, ç’a été le cas pour trois titres particulièrement ratés.

Le premier, c’était l’Ultraman de Netflix. Pour sa réalisation en full-CG moche et son animation creepy, ou son scénario stupide, c’est l’un des anime que j’ai le plus détesté. Le deuxième, je ne suis pas certain qu’il compte vraiment en tant qu’anime, vu qu’il s’agit d’un remodelage américain d’une série japonaise: Knights of the Zodiac (version Netflix, encore; à croire qu’ils sont abonnés aux contenus de chiottes). La série est une purge, encore bien pire qu’Ultraman, avec une réalisation archaïque et des idées effroyablement débiles, à tous les niveaux. Quant-à la dernière, c’est de l’animation plus traditionnelle. Enfin, « animation » c’est vite dit. Try Knights est de base une série sur le rugby à l’histoire déjà pas spécialement palpitante, narrée de manière à la rendre encore plus chiante; mais si on ajoute à ça une qualité technique absolument honteuse, on obtient au final un des pires anime de l’année.

Je n’ai pas vu beaucoup de longs métrages d’animation japonaise cette année, et, à vrai dire, aucun n’était proprement honteux. Au contraire, même: certains dont j’attendais peu se sont révélés très sympathiques. Je songe ainsi à Dragon Ball Super: Broly et à My Hero Academia: Two Heroes. City Hunter: Shinjuku Private Eyes a été l’occasion de revoir Saeba à l’écran en long métrage d’animation (ce qui n’était pas arrivé depuis vingt ans) et c’était franchement pas mal au regard des précédents. DanMachi: Arrow of the Orion, bien que n’étant pas du même niveau, constitue un « gaiden » acceptable à défaut de servir à quelque chose pour la série. Quant-à Cencoroll Connect, je ne l’ai découvert que récemment, mais j’adhère, surtout compte tenu de ses conditions de réalisation. Mais quoi qu’il en soit, les deux meilleurs films d’animation que j’ai eu l’occasion de voir en 2019 sont indéniablement Les Enfants de la mer et Promare, deux véritables pépites. Maintenant, il me tarde de voir Les Enfants du temps.

Un petit coup d’œil, maintenant, à ce qui est annoncé pour 2020. Haikyû!! To the Top, pour commencer, m’intéresse: si celui-ci continue sur la lignée des saisons précédentes, j’y vais les yeux fermés. Je veux tenter aussi Darwin’s Game, vu que le manga reste assez sympathique malgré des facilités malvenues. Je pense aussi regarder Dorohedoro, Orphen et Number 24, mais je ne suis pas certain d’en suivre beaucoup plus. Pour la saison d’hiver, s’entend.

La suite de l’année a l’air un peu plus motivante, avec, au printemps, les reprises de Re:Zero, Ascendance of a Bookworm et (dans une moindre mesure) Major 2nd, mais surtout avec l’adaptation de Sing « Yesterday » for Me, mon manga préféré de Kei Toume. Et aussi, étrangement, le retour de Wataru, après 25 ans d’absence. Je serais aussi assez curieux de voir l’adaptation d’Arte sur écran, ainsi que quelques autres titres. Il faudra patienter un peu plus pour voir les reprises de Dr. Stone, The Rising of the Shield Hero et Fruit Basket, mais aussi, surtout de World Trigger, dont on désespérait un peu que cela arrive. Entre autres. J’attends toujours que Netflix daigne diffuser la suite de l’excellent High Score Girl, dont la diffusion a commencé au Japon depuis le début de l’automne, sachant que la série est l’une des mes préférées de ces deux dernières années.

Au final, pour ce qui est de l’animation japonaise, 2019 fut donc effectivement une des meilleures de la décennie… mais aussi une des pires. Parce que le 18 juillet. C’est la première fois, au Japon, qu’un tel drame frappe un studio d’animation. 36 victimes décédées, pour la majorité d’entre-elles en début de carrière, parmi lesquelles se trouvent Mikiko Watanabe (directrice artistique sur Violet Evergarden, notamment), Shoko Ikeda (chara-designer sur La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, pour ne citer qu’elle) Futoshi Nishiya (chara-designer sur Free!!, entre autres) ou encore le vétéran Yoshiji Kigami (qui avait bossé sur Akira, Le Tombeau des Lucioles et une pléthore de projets de KyoAni). Le report logique à avril 2020 du film-suite de Violet Evergarden n’en est que la conséquence la plus dérisoire. S’il passe en salle en France, je ne manquerai pas d’aller le voir, et j’imagine que le studio ne manquera pas cette occasion de rendre hommage à ses employés disparus. Désolé pour ce moment de déprime.

Mangas

Côté mangas en France, 2019 aura confirmé une tendance a priori dangereuse d’augmentation générale du nombre de sorties (suivant la dynamique entamée au milieu de la décennie) associée à la multiplication ces dernières années des acteurs du marché… et l’apparition de premiers signes de faiblesse chez les moins solides d’entre-eux: après un black-out sur les réseaux sociaux, l’éditeur Komikku a publié un communiqué sur sa situation peu enviable, et j’ai bien peur qu’il ne soit que le premier. Comme ce qui s’était produit vers le milieu des années 2000. Ceci étant dit, ça n’avait pas coulé le marché pour autant à l’époque, et nul doute que les grosses structures éditoriales continueront de tirer leur épingle du jeu (au moins pour un temps). Après, c’est sûr que ce ne sont souvent pas celles qui encouragent le plus la variété des titres. En témoigne la longue litanie de « shôjô » limités au genre de la romance, qui parfois sont même à l’origine des shônen ou des seinen (preuve de l’inanité des catégorisations éditoriales japonaises pour le marché francophone; ou c’est juste nous qui sommes très cons).

Quoi qu’il en soit, je retrouve actuellement et sans trop de problème mon compte dans les publications en langue française, mais je garde à l’esprit que ce pourrait changer à l’avenir, si certains éditeurs mettaient la clé sous la porte (ou, comme jadis J’ai Lu, abandonnaient le marché du manga). Et encore, il y a manifestement désormais des sous-genres totalement boudés, du fait de leur public jugé trop restreint: le robot/mecha, avec l’abandon de la commercialisation des derniers titres Gundam par Pika, est maintenant un quasi-absent de l’édition française, alors que sa richesse au Japon est assez remarquable. Mais bref.

Me concernant, l’année 2019 aura été plutôt belle sur le plan de la BD japonaise dans son ensemble. Chez Glénat, on a l’air de beaucoup miser en ce moment sur la nostalgie des trentenaires/quarantenaires; ce qui a un peu marché avec moi, pour les rééditions de Blame! et Akira; moins sur le one-shot à fan-service Dragon Ball Extra – Comment je me suis réincarné en Yamcha (ce qui ne m’a pas empêché de l’acheter, mais bon). Toutefois, ça ne veut pas dire que je boude nécessairement leurs autres titres: parmi leurs publications récentes, j’apprécie tout particulièrement Les Enfants de la Baleine, Aposimz, Tokyo Revengers et Le Dilemme de Toki (qui s’est d’ailleurs terminée cette année). Mais c’est sans commune mesure avec l’époque où la moitié de ce que j’achetais était publié chez eux. Par ailleurs, le one shot Blue Phobia m’a pas mal déçu.

Ki-oon continue de publier les œuvres de Kenji Tsuruta et Gou Tanabe dans le format relativement luxueux qu’elles méritent, et reste un éditeur assez important dans ma consommation de mangas, malgré la fin de Barakamon. Je continue de suivre Darwin’s Game et Amanchu!, mais surtout, j’ai découvert Echoes, Dead Mount Death Play et l’excellent Magus of the Library (l’une de mes plus belles découvertes de l’année, soit dit en passant). Essayé aussi City Hunter Rebirth, qui ne m’a que modérément convaincu. Comme quoi, la nostalgie, ça ne marche pas à tous les coups.

Chez Kurokawa, je suis toujours pas mal de titres, mais il faut dire que la politique éditoriale de Grégoire Hellot a tout pour me plaire. Publier un manga adaptant GinEiDen dessiné par Ryû Fujisaki et traduit par Jun’ichi Takeda, ça tient presque du génie. Après la publication de l’adaptation d’Arslân par Hiromu Arakawa (qui continue), j’en viendrais presque à me demander si quelqu’un n’est pas en train de tâter le terrain pour une éventuelle future publication des romans de Yoshiki Tanaka… À part ça, je continue de suivre plusieurs très bons titres « historiques » de l’éditeur, comme Vinland Saga, Magi, One Punch Man ou Mob Psycho 100, mais c’est une « nouveauté 2019 » qui constitue à mes yeux la pièce maîtresse de son catalogue: Blue Flag, une slice of life romantisante particulièrement bien fichue.

Kana m’a, en revanche, assez peu marqué par ses sorties cette année, malgré celle de l’excellent Errance, une œuvre manifestement très personnelle d’Inio Asano. Il faut dire que je n’ai plus beaucoup de séries suivies chez eux, juste des titres à publication assez espacée, comme Otaku Otaku ou Dead Dead Demon’s Dededededestruction. Ou pire, Hunter x Hunter. Et pour en finir avec les éditeurs en K, chez Kaze, rien de neuf pour moi par rapport à l’année passée: je ne suis toujours que les trois mêmes séries, à savoir Riku-Do, Platinum End (qui est quand même décevant; c’est vraiment le même duo que pour Death Note?), et Haikyû!!. Et c’est tout.

Chez Pika, je ne crois pas avoir commencé de nouvelle série cette année, mais j’en continue quelques unes, comme l’incontournable L’Attaque des Titans, mais surtout les excellents Noragami, To Your Eternity et L’Atelier des Sorciers. Que je recommande tous trois, d’ailleurs, dans des genres très différents. Ceci étant dit, alors que, à l’instar de Glénat, Pika a été un des éditeurs chez lequel j’achetais (ou lisais chez les potes) le plus de titres, il est à présent, proportionnellement à la masse de volumes qu’il publie chaque mois, un de ceux chez qui j’en lis le moins.

Pour les autres éditeurs, Doki-Doki a conclu l’excellent Ken’en, et entamé la publication du très fun Félins pour l’autre, un manga que j’aime particulièrement. Chez Delcourt/Tonkam, il me semble n’avoir lu que le très bon recueil Mermaid Prince de Kaori Ozaki. Mais c’est tout. Chez Akata, quelques belles découvertes, comme Avec toi, Celle que je suis et Bless You, tandis que le poignant Perfect World continue son petit bonhomme de chemin. Du reste, je me suis lancé cette année dans la bibliographie de Rensuke Oshikiri, dont les titres sont publiés chez Omaké et Mana Books. Et pour l’heure, ils valent tous le détour. Tous. Au point que je considère Bip-Bip Boy comme un des mangas les plus importants de la décennie passée.

Question attentes pour 2020… bah déjà, continuer les séries entamées, ce qui est un bon point de départ. J’imagine qu’on devrait peut-être voir la fin de L’Attaque des Titans et de Perfect World, entre autres, mais il y a surtout quelques re-sorties à venir qui m’intéressent fort. Pour commencer, la réédition d’Aria par Ki-oon, pas nécessairement inattendue quand on y réfléchit, mais qui dénote surtout d’un certain courage de la part de l’éditeur (parce que, j’aime bien Amanchu!, mais je n’ai pas trouvé un seul libraire qui m’ait annoncé faire de bonnes ventes dessus). Autre réédition intéressante: celle de Parasite, par Glénat; même si elle arrive un peu tard pour surfer sur le « succès » de la série animée.

Question nouveautés à proprement parler, il y a trois titres qui ont, jusqu’ici, retenu mon attention. Le premier, c’est Libraire Jusqu’à l’Os, dont on avait pu apprécier l’adaptation animée en 2018. En gros, il s’agit du quotidien (presque biographique) d’un libraire japonais spécialisé dans les mangas. Le deuxième, c’est l’Anthologie d’Inio Asano que compte proposer Kana fin janvier; et qui en plus doit s’accompagner à la fois du huitième tome de DDDD, mais aussi de la publication de l’intégrale d’Un monde formidable. Bref, Kana entend bien profiter de la venue de l’auteur au prochain FIBD d’Angoulême pour booster ses ventes. Le dernier, c’est Nos C(h)œurs évanescents de Yuhki Kamatani, dont j’attends juste le meilleur, vu la petite merveille qu’était Éclat(s) d’âme.

Bouquins (romans, LN…)

Ce post est déjà bien assez long, donc je vais abréger cette partie. D’autant que j’ai été tout sauf rentable en matière de lectures fictionnelles en 2019. La publication américaine de Legend of the Galactic Heroes est finalement arrivée à son terme, ce qui est très cool en soi: c’est à ma connaissance la première fois que le cycle complet est disponible officiellement dans une langue occidentale. Plus qu’à espérer que Haikasoru fasse des émules dans d’autres pays, et si possible, le nôtre. Ou la Belgique francophone, peu importe.

Pour le reste, je n’ai pas vraiment été convaincu par les romans de Stranger Things (en particulier le dernier en date), la conclusion du cycle des « chroniques des Fallers » de Peter Hamilton m’a pas mal déçu, et la lecture d’Altered Carbon m’a un peu fait relativiser la qualité de la série, rétrospectivement. The Empire of Corpses m’a bien plu, mais je pense que ma meilleure lecture de l’année (ou plutôt, celle que j’ai préféré) a été celle des Feux de Cibola, quatrième tome de The Expanse. Bah oui, c’est de la planet opera, quoi.

Pas vraiment d’attentes romanesques en 2020, j’ai juste une pile à lire gigantesque qui m’attend (et pas seulement des fictions, en plus). Du Alain Damasio, du Pierre Pevel, du Richard Morgan, du James S. A. Corey, du Markus Heitz, des titres plus anciens aussi (de Robert Silverberg, Isaac Asimov, John Brunner, etc.)… Bref, pas mal de bouquins au total. Et toujours ce sentiment que la pile en question ne diminue jamais vraiment, quelle tristesse.

Niveau LN, rien de neuf par rapport à l’an dernier, si ce n’est que DanMachi commence à sortir du marécage neuneu dans lequel il s’était enlisé depuis quelques tomes; sans jamais décoller vraiment; si bien que je me demande si je ne vais pas simplement lâcher l’affaire. C’est con, le lore avait du potentiel. Re:Zero, je continue de préférer la version animée, donc peut-être également abandon en vue, je ne sais pas encore. Durarara!! n’a eu droit qu’à un seul tome en 2019, ce qui est assez désolant quand on y pense. C’est toujours mieux que Log Horizon, toutefois. Maintenant, Ofelbe a promis d’en sortir d’autres en 2020; on verra bien.

Enfin, 2019 aura été l’occasion pour moi d’inaugurer sur ce blog une catégorie « essais » c’est-à-dire fourre-tout. Pour deux titres, un pas franchement intéressant sur la franchise Chrono de Square, et un autre qui l’est beaucoup plus, intitulé Jump: l’Âge d’or du manga. Une lecture très instructive et qui a bénéficié en amont d’un travail éditorial manifeste. Mais bref, pour l’instant, c’est une catégorie un peu vide, que j’escompte bien étoffer un peu en 2020. Même si je ne sais pas encore très bien avec quoi.

Le blog

Il se porte bien. Mieux que jamais, même: il enregistre en 2019 sa meilleure année depuis sa création, en nombre de visites. Malgré un coup de mou à l’automne, la tendance est repartie à la hausse en décembre et il s’agit d’ailleurs du mois qui enregistre le plus de visites, toutes années confondues. Ce qui le place… sensiblement dans la norme mensuelle de mon précédent blog. Ça relativise pas mal les choses, mais reste quand même encourageant.

Pour 2020, rien de bien nouveau sous le soleil, a priori: on va continuer comme ça et aviser, éventuellement, en novembre, pour un possible changement esthétique. L’orientation générale n’a, elle, aucune raison de changer. Par contre, il y aura peut-être un peu plus de marronniers-anniversaires, et peut-être un peu moins de vracs. Un peu. Par contre, il ne devrait pas y avoir beaucoup plus de posts sur les comics ou les BDs: c’est triste à dire, mais je n’en lis quasiment plus (seules exceptions, la série d’anthologie uchronique Jour J et The Wicked + The Divine).

Enfin, il me reste à vous souhaiter un bon réveillon, et une bonne année 2020; ou 12020, si vous êtes fan du calendrier holocène. Quoi qu’il en soit, merci d’être passé, et surtout d’avoir lu jusqu’ici, ça fait toujours plaisir.

Au revoir; à bientôt.

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