Vrac de trucs japonais terminés #18

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Un vrac pas très éloigné du précédent, mais que voulez-vous, c’est comme ça… Oh, et en toute logique, pas de LN (de toute façon, vu l’évolution de la situation française, il ne risque pas d’y en avoir de nouveaux en librairie avant un petit moment).

Manga

Histoires courtes d’Aoi Makino: Aoi Makino est une autrice dont je suis le travail depuis un petit moment déjà… en allemand. C’est que Tokyopop avait, au tout début des années 2010, un bon train d’avance sur les éditeurs français (et on continue de se croire à la pointe de la publication de manga hors Japon…). Mais depuis, la francophonie a un peu rattrapé son retard, et… ouais, c’est vrai, le fait que The End of the World ait été publié chez Panini à l’époque où l’éditeur touchait le fond, ça n’a pas nécessairement aidé (de mémoire, il me semble qu’il n’est même plus commercialisé). Après une longue traversée du désert, on la retrouve à nouveau en français, chez Soleil cette fois-ci, avec le premier tome de Sayonara Miniskirt (que je conseille vivement), et ces Histoires courtes. Un recueil de quatre chapitres indépendants dans le ton de ce que Aoi Makino a l’habitude de dessiner, c’est-à-dire des histoires aux thématiques douloureuses voire dramatiques, avec des visuels très standardisés rom-com; ce qui donne par moments une certaine impression de décalage malaisant. Un point commun à tous les chapitres de ce recueil: il y est question de faux-semblants (voire d’hypocrisie) en milieu scolaire, avec tout ce que ça peut impliquer. Le premier, le plus volumineux (et accessoirement le plus intéressant), comptait bien assez de planches pour constituer un tome complet (comme c’est le cas en allemand, d’ailleurs). Il y est question d’une jeune fille, en apparence froide et distante (donc peu appréciée), qui se lie petit-à-petit avec un camarade, particulièrement jovial et acteur à ses heures perdues (donc relativement populaire et aimé); mais qui tous deux portent en quelque sorte un masque en société, l’une cachant ses peines derrière son attitude glaciale, l’autre derrière son attitude enjouée. On s’en doute, leur histoire est malheureuse. Le deuxième, le plus récent, est peut-être aussi le plus léger: de la slice-of-life de collégiennes s’adaptant plus ou moins bien à leur nouvel environnement scolaire; c’est tout. Le troisième est déjà beaucoup plus glauque, avec une jeune fille contrainte, afin d’échapper à un environnement toxique, de jouer les handicapées pour piéger un assistant-bibliothécaire au lourd passé. Quant-au dernier, c’est HAL (qui a d’ailleurs donné son nom au recueil dans lequel il a été publié en Allemagne), une sorte de Death Note où le volet policier/thriller aurait été escamoté et où la personnage principale ne serait pas une putain de psychopathe narcissique. Et ce n’est pas bien folichon sans être totalement honteux. Bref, le contenu du recueil est très inégal, mais rien que le premier chapitre en justifie l’achat; donc si on considère que le reste n’est que du bonus, j’ai envie dire OK. Par contre, certains choix de traduction me semblent nébuleux (il y a encore des gens de moins de 60 ans qui utilisent le mot « ringard » de nos jours?).

Anime

A Destructive God Sits Next to Me: en gros, c’était Danshi Kôkôsei no Nishijô en plus barré, avec trois personnages complètement timbrés, un autre qui s’en amuse et un dernier, le héros soupe-au-lait à tronche de chat, qui essaie de mener tant bien que mal une vie « normale » au milieu de tout ça. Ça n’a jamais cassé trois pattes à un canard, mais ça restait très divertissant. Oubliable, mais divertissant. Après, la série n’adapte qu’une partie du manga, qui compte désormais pas loin d’une douzaine de volumes, aussi.

Ace of Diamond – Act II: après sa défaite au Kôshien, l’équipe de Seidô se recompose et accueille en son sein de nouveaux membres, dont deux receveurs aux tempérament radicalement différents. Pendant ce temps, Eijun Sawamura travaille de son mieux à se montrer digne du maillot n°1, celui du meilleur lanceur de son équipe, alors que son concurrent direct traverse une mauvaise passe. Suite logique et attendue du premier cours (qui remonte au début de la décennie passée, quand même), elle s’en sera montrée à la hauteur, en adoptant la même ligne. En un sens, c’est un peu un anti-Kuroko/Haikyû: là où ces deux-ci jouent la carte de l’animation soignée et du rythme dans le mouvement, Ace of Diamond a toujours joué la carte des plans beaucoup plus statiques, où un montage sur-cuté assurait le dynamisme. Si bien que parfois, on a limite l’impression de suivre le manga en mode motion-comics. Ce qui n’est pas vraiment un reproche, vu que le dessin suit et que l’action ne semble jamais en pâtir, pas plus que le rythme général. Il faut dire aussi que le sport concerné s’y prête particulièrement bien. Cette série s’achève alors que le Kôshien estival vient à peine de commencer, mais ça se comprend assez facilement: il est beaucoup plus difficile de bourrer des fillers dans un anime tiré d’un manga de baseball (qui évite en plus d’être trop farfelu) que dans un titre orienté aventure/baston. De fait, effectivement, ce n’est pas une vraie fin et le dernier épisode annonce du serious business. Pour une prochaine fois espérons-le.

BOFURI: je ne sais pas bien pourquoi je l’ai continuée jusqu’à la fin (de sa première saison; une deuxième a été annoncée). On n’est certes pas au niveau de malaise de certains narô-kei, mais ça ne va jamais voler bien haut. Jamais totalement honteux ni réellement intéressant, BOFURI est le genre de titre qu’on regarde et qu’on oublie, parce qu’au fond, il n’a rien de particulier à proposer. Ah si, quelques constats bienvenus, comme les limites des scripts des MMO ou RPG solo (vu qu’il y aura toujours des petits malins pour prendre des raccourcis et rendre les textes absurdes au passage), ou l’inconséquence crasse de certains développeurs (qui implémentent des trucs avec autant réflexion préalable que le R&D de Wizard of the Coast à l’époque de Urza’s Saga). Mais ce n’est jamais vraiment poussé, l’histoire se focalisant presque exclusivement sur le fait que, quand même, Maple est totalement pétée. Et on essaie de nous faire passer la pilule en mode « oui, mais elle joue trop pas normalement, t’as vu? » Alors que si: c’est juste le jeu dans lequel elle évolue qui est cassé; et il est simplement incohérent que personne d’autre ne soit dans le même cas. Surtout qu’apparemment, elle a tout découvert au pif. Vachement crédible…

Case File n°221: Kabukichô: 24 épisodes policiers plus ou moins dramati-comiques mettant en scène le duo Sherlock Holmes/John Watson dans un Tokyô uchronique; pourquoi pas. Regrettable, cependant, que les allusions à l’œuvre d’Arthur Conan Doyle soient pour ainsi dire toujours restées au niveau du name dropping; parfois à mauvais escient, d’ailleurs: poser un personnage amical avec le nom de « Moriarty » nique totalement le twist de milieu de deuxième partie en l’annonçant. Mais sinon, c’était pas détestable; juste décevant au regard des œuvres invoquées. Car on est au final plus proche de Hamatora que de n’importe quelle adaptation des romans.

Darwin’s Game: Kaname Sudô se retrouve un jour à participer, de manière plus ou moins accidentelle, à un survival particulièrement bourrin, mâtiné de high-tech et de surnaturel. Il devra y faire face au plus violent des gangs de Shinjuku, dirigé par un véritable psychopathe assoiffé de sang. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens comme une petite influence atlusienne dans ce titre sur la survie du plus apte dans un environnement urbain détourné de manière à la fois pseudo-ludique et mortelle. Par rapport au manga, cette première saison ne couvre que le début, soit la partie la moins intéressante; difficile, donc, de se faire un avis pour le moment, sauf à transposer son opinion du manga sur l’anime. Lequel constitue une adaptation très correcte, mais qui n’a au fond rien de bien révolutionnaire. Ce n’est pas Demon Slayer, Jojo’s Bizarre Adventure ou Mob Psycho 100, quoi.

Fate/Grand Order – Absolute Demonic Front: Babylonia: le dernier Master, Ritsuka Fujimaru, et son Demi-Servant, Mash (classe Shielder), sont remontées dans le temps pour contrecarrer l’extinction annoncée de l’espèce humaine. Dernière étape en date: l’ère de Gilgamesh, roi d’Uruk. Les anime à titre à rallonge, c’est rarement bon signe. Celui-ci n’est pas pire qu’un autre, mais il a un défaut potentiellement rédhibitoire: il manque la majeure partie de l’histoire du RPG éponyme qu’il adapte (indisponible en Europe, à ma connaissance), ce « chapitre » en constituant pour ainsi dire une pré-conclusion. Du coup, à moins de faire comme l’ami Zubrowski et se coltiner de longues heures de lecture de Wiki, on peut être très rapidement paumé. Du reste, c’est un Fate assez standard, avec un scénario sympa mais qui ne vole jamais bien haut, un chara-design féminin souvent de mauvais goût, et une qualité d’animation qui oscille entre l’excellence et le dégueulasse (les bestioles en CG du début sont juste super crades). Ce que j’en retiendrai, en revanche, c’est son impact sonore démentiel, encore plus prononcé que sur les précédents Fate (c’est pourtant le même sound director, Yoshikazu Iwanami): on a parfois l’impression qu’un simple coup de pied provoque réellement un bang supersonique. Pas le genre d’anime qu’on regarde sur son GSM avec des écouteurs pourris sur les oreilles, donc.

ID: Invaded: l’organisation Kura, de lutte contre le crime, a mis au point un système, le Mizuhanome, qui permet de plonger le détective d’élite Sakaido dans le subconscient de tueurs en série, tandis qu’un mystérieux manipulateur surnommé John Walker (!) semble tirer les ficelles dans l’ombre. Avec des idées très intéressantes (sur le plan formel comme sur l’écriture de l’histoire), l’anime part avec un certain nombre d’atouts, mais aussi quelques défauts bien velus. Bon, je ne m’attarderai pas sur le chara-design que je n’ai pas franchement trouvé génial, c’est une affaire de goûts; mais par contre, le fait que l’identité de John Walker soit grillée très rapidement alors que l’anime semble vouloir entretenir le mystère jusque dans le dernier quart de la série, ça me paraît abusé. Pas mal de points sont également plutôt capillotractés, et si, au final, j’ai quand même bien aimé, je pense que ça tient plus à certains éléments de scénarisation très bienvenus qu’à l’enquête en elle-même. Reste que ça demeure un titre relativement original, par sa forme ou son propos, et que c’est très appréciable en soi.

In/Spectre: les aventures surnaturelles de Kotoko, déesse de la sagesse estropiée, et Kurô, l’immortel, se sont achevées sur un arc qui aura occupé une bonne moitié du total de ces douze épisodes, avec deux personnes du passé de Kurô au premier plan; l’une en alliée, l’autre en antagoniste. Comme de juste, c’est resté, jusqu’au bout, très « clampien » (version Tokyo Babylon/xxx-Holic) dans son approche très « post-moderne » de la mythologie et sa structure narrative générale. Je suis quand même resté sur ma faim, puisque seul le début du manga (publié chez Pika sous le titre Stranger Case) a été adapté (dans le désordre, il me semble). En d’autres termes, c’est un segment très valable s’il s’agit d’une introduction, et que d’autres suivent; mais si l’anime doit en rester là, c’est quand même bien peu. Et ce serait dommage, en fait.

Re:Zero (Re-Edit): un remontage de la première série d’il y a quatre ans (à laquelle j’avais consacré un post à l’époque), avec quelques menues modifications formelles sans grande importance. À une exception: une nouvelle scène finale (dramatique) y a été ajoutée, annonçant la suite qui doit (normalement) arriver cet été, après report suite à des problèmes contextuels que tout le monde comprendra aisément. Ce n’est pas non plus comme si le calendrier n’était pas déjà surchargé en termes de sorties, de toute façon.

Pour Keep Your Hands Off Eizouken!, billet séparé. Parce qu’elle le vaut bien, croyez-moi. Enfin, bonne nouvelle: Netflix devrait mettre en ligne la suite de High Score Girl dans le courant de la semaine prochaine. Depuis le temps qu’on l’attendait, celle-là.

Au revoir; à bientôt.

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