Vrac de trucs japonais terminés #22

Ce sera court, mais ce n’est pas non plus comme s’il y avait eu beaucoup d’animés ou de mangas arrivant à leur conclusion dernièrement; des sorties de one shot, en revanche… Enfin bref.

Manga

L’Appel de Cthulhu: Francis Thurston, à la mort de son oncle, hérite de bon nombre des possessions de ce dernier. À commencer par une étrange tablette d’argile et des notes relatives au mystérieux culte de Cthulhu. Pierre angulaire d’un sous-genre littéraire à part entière, le roman n’était peut-être pas le plus simple de H. P. Lovecraft à adapter correctement en en médium visuel, puisque la divinité de R’lyeh y apparaît expressément: il est toujours compliqué de représenter explicitement une incarnation de l’horreur. Gou Tanabe s’en sort encore une fois plutôt bien, même si le titan venu des étoiles fait sur certaines planches davantage penser à un kaiju sous design Giger qu’à une véritable divinité cauchemardesque. Toutefois, je reste persuadé que ce qui fait la force du mangaka sur ce type d’adaptation est son chara-design à yeux exorbités: puisque tous les personnages partagent ce regard de fou, il est difficile de déterminer avec certitude ce qui relève du tangible et ce qui relève de l’insanité mentale. Après, le récit est aussi assez ancien, et je reste également persuadé que, même s’il l’a créé, Lovecraft n’a pas nécessairement été l’auteur qui aura le mieux exploité le mythe de Cthulhu (pour moi, c’est August Derleth, mais ce n’est qu’un avis personnel).

Asana n’est pas hétéro: être gay au Japon n’est pas facile, et Sakuma Asana, qui travaille dans le milieu de la mode, a eu l’idée de coucher en dessin pas mal de situations courantes et expériences de son vécu personnel. Sur les réseaux sociaux, d’abord, avant qu’un éditeur ne décide de le publier, sous la forme de ce recueil. De la tranche de vie autobiographique, donc, avec pas mal d’aspects didactiques dans un style relativement simple et percutant. L’auteur a adopté une tonalité assez légère et humoristique, qui rend le manga vraiment très sympa à lire. Je recommande.

Rêveries d’Emanon: Emanon, la conscience immortelle qui traverse notre ligne temporelle depuis l’aube de la vie sur Terre, continue de perpétuer son existence. Cette fois-ci, cependant, son incarnation actuelle se permet de grandir auprès de ses deux parents, dont son précédent réceptacle (sa mère) qui ne va pas vraiment bien. C’est alors qu’elle fait la connaissance d’un garçon mystérieux. Suite du cycle, surtout marquée par la disparition d’un personnage récurrent relativement important, mais qui là encore se caractérise par l’esthétique délicate de Kenji Tsuruta. Même s’il existe une continuité chronologique (et, évidemment, thématique), chacun des volumes des histoires d’Emanon était bel et bien un one shot en bonne et due forme, compréhensible en l’état sans nécessité d’avoir lu les précédents pour être compris. Celui-ci n’échappe pas à la règle, mais présente toutefois une particularité: la forte probabilité de rester le dernier. Si ce n’est pas particulièrement tangible dans la narration (spoiler: la fin du volume ne marque pas la fin de l’entité Emanon), le fait est que la série d’adaptation des romans de Shinji Kajio a été interrompue, bien que Tsuruta manifeste l’espoir de pouvoir la reprendre à l’avenir; reste à voir si son éditeur préfèrera en rester définitivement là. Je dois bien avouer que je n’ai absolument pas suivi ce qu’il en était à l’heure actuelle…

Anime

Major 2nd (saison 2): mal partie, l’équipe de Daigo Shigeno s’en sort plutôt bien, pourtant sans entraineur, et avec une responsable qui n’en a strictement rien à faire du baseball. Sera-ce suffisant pour se qualifier? Sans surprise, non. Rarement série sportive aura accordé une aussi grande importance à la présence de filles (douées) dans un sport mixte aussi majoritairement masculin. Avec tout ce que ça peut sous-entendre en matière de comportements machistes voire ouvertement sexistes. L’un des ressorts les plus récurrents de l’histoire tient à la sous-estimation de cette fameuse équipe parce qu’elle ne comporte que deux joueurs masculins, tandis que leur pire adversaire en match officiel est une équipe dont la figure de proue est une lanceuse exceptionnelle. Quelqu’un que Daigo a d’ailleurs déjà rencontré par le passé. Et elle n’est pas la seule, puisqu’il recroisera, comme on s’en doutait, la route de Hikaru… devenu au passage un sacré connard. Quoi qu’il en soit, ce deuxième cours de Major 2nd aura totalement tenu ses promesses, et s’avère au final nettement meilleur que le premier, plutôt insipide, lui.

Vinyle

My Hero Academia: Heroes Rising (Original Motion Picture Soundtrack): il y a longtemps qu’il n’avait pas été question de disques musicaux ici, mais le retour en grâce du format vinyle aura dernièrement permis quelques singularités inimaginables il y a ne serait-ce qu’une dizaine d’années. Milan Records a ainsi sorti (ou ressorti) pas mal de bandes originales, comme celle de FLCL (qui est sur ma wishlist) et, bien entendu, celle de ce film d’animation. Yûki Hayashi fait partie de mes compositeurs d’animation japonaise préférés, et c’était donc avec une certaine impatience que j’attendais cet OST. Sa version 33 tours n’est en rien décevante (à part peut-être pour le choix de couleur des disques, mais c’est une question de goûts), avec des pistes tantôt épiques, tantôt dramatiques, dans la droite ligne de ce que produit Hayashi habituellement. Mon seul regret, c’est que Gundam Build Fighters (dont les musiques sont à mon humble avis un chouia meilleures) et Haikyû!! n’aient pas bénéficié des mêmes attentions. Qui sait, peut-être à l’avenir…

Enfin voilà, quoi. Qu’ajouter de plus, en cette période de confinement désorganisé, si ce n’est: continuez de faire tourner vos libraires. La plupart sont passés au click & collect (ceux qui ne l’avaient pas déjà fait, s’entend), voire à la livraison à domicile, donc ce serait bien dommage de les laisser sur la touche au profit de grosses boîtes opportunistes qui n’hésiteront pas à lâcher ce marché dès qu’il ne sera plus rentable. Ah, et jouez à 13 Sentinels: Aegis Rim, aussi: ce n’est peut-être pas le meilleur T-RPG du monde, mais je le trouve vraiment très bon.

Au revoir; à bientôt.

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