Cowboy Bebop – Original Sound Track (version vinyle)

Il y a pile-poil cinq ans, je publiais mon premier post entièrement et exclusivement consacré à un vinyle. Depuis, il y en a eu… zéro de plus. Du coup, bah je me sens un peu obligé de parler de cette récente version vinyle de l’OST de Cowboy Bebop, sortie chez Milan Records le mois dernier.

Est-il bien utile de rappeler ce qu’est Cowboy Bebop? Parce que, même si je doute que tout le monde l’ai nécessairement vue, il est évident que la série est devenue un tel monument d’animation japonaise pour le public occidental que rares sont ceux qui n’en ont strictement jamais entendu parler. Succès d’estime à l’époque de sa diffusion (en 1998), elle s’est depuis taillée une solide réputation, bon déjà pour sa réalisation assez exceptionnelle (une collaboration Shinichirô Watanabe/Yutaka Maseba/Masahiko Minami), mais aussi pour son scénario et ses musiques, signées, elles, par Yôko Kanno et son groupe Seatbelts.

Yôko Kanno, que je connaissais alors pour avoir signé des scores de Please Save my Earth (une série d’OVA qui m’avait pas mal marqué à l’époque; plus que le manga, en tout cas), mais aussi et surtout Macross Plus et Escaflowne, deux de mes robot anime préférés des années 1990. Sauf que, en découvrant Cowboy Bebop au tout début des années 2000, j’ai mis un peu de temps à réaliser que les musiques étaient bien d’elle, tellement elles tranchent (à quelques exception) avec les styles musicaux dans lesquels elle avait opéré pour ces trois œuvres (ou pour Les Chroniques de la Guerre de Lodoss: La Légende du Chevalier Héroïque, dont je n’avais pas encore vu grand-chose alors).

Rien qu’avec l’opening, le mémorable Tank!, qui sert fort judicieusement d’ouverture à cette OST, on entre dans une ambiance jazzy, histoire de coller au titre. Et c’est d’ailleurs cette ambiance qui demeurera dominante du début à la fin de cette sélection musicale. Pas nécessairement du bebop, cependant, puisque la très grande majorité des scores semblent lorgner ouvertement vers d’autres sous-genres du jazz et du blues, voire de la country. Toutefois, il arrive aussi exceptionnellement que certaines s’éloignent un peu du reste. Space Lion n’aurait pas semblé incongrue dans un épisode de Macross Plus, par exemple, par ses tonalités éthérées et planantes, associées à des vocalises. Memory résonne, elle, comme une boîte à musique.

Cette édition se présente sous la forme de deux disques, chacune des quatre faces proposant cinq pistes, à l’exception de la face C, qui en propose sept. En fait, j’ai envie de dire que toutes valent le coup, parce que c’est le cas, mais il est aussi évident qu’on a tous chacun nos préférées. Pour moi, ce serait Space Lion, Rain (la seule piste chantée des trois premières faces, si je ne m’abuse; qui me ferait grave penser à du Queen, si ce n’était le timbre de voix du chanteur) et Diamonds.

Ah oui, j’ai oublié de vous dire: si les trois premières faces reprennent scrupuleusement l’OST d’origine, la face D reprend elle des chansons empruntées à l’album Cowboy Bebop Tank! THE! BEST!, qui date de 2004 et comprend, en outre, les thèmes chantés du jeu PS2 de 2005, par Ilaria Graziano (laquelle est devenue au fil du temps une collaboratrice habituelle des compositions de Yôko Kanno, puisqu’on peut l’entendre dans certaines musiques de Ghost in the Shell: Stand Alone Complex ou Wolf’s Rain). Parmi ces thèmes, Einstein Groovin’ se démarque un peu par des sonorités très électro, mais pas assez violemment pour jurer avec le reste.

Enfin, avant de conclure, un petit mot concernant l’aspect matériel de ladite édition. Les disques colorisés de la variante « Swordfish II/Red Tail » (donc violet/mauve et rouge/orangé) sont stylisés mais pas illustrés. Oui, c’est un peu dommage, l’OST méritait amplement ça, mais j’imagine que ça coûte une blinde à produire. On se consolera avec l’illustration centrale magnifique qu’on peut trouver entre les deux disques. Et que j’ai juste envie d’encadrer, comme ça, dans mon salon.

Alors, vu son prix de vente (généralement entre 20 et 30€), cette édition vaut-elle le coup? Attendez, on parle de l’OST de Cowboy Bebop, là: même en cassette audio à quarante balles, ça vaudrait encore le coup (bon, OK, j’exagère; peut-être). Donc si on est amateur de vinyle et quelqu’un qui a un minimum de goût en matière d’animation… bah je crois que la question, elle est vite répondue, hein. Belle idée pour le pied du sapin, d’ailleurs.

Au revoir; à bientôt.

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