My Hero Academia: Heroes Rising

Le film est certes sorti au Japon depuis un moment, mais il n’est arrivé que très récemment sur ADN. Donc voilà.

C’est l’été, et ce devrait être l’heure des vacances pour la classe de Deku. Mais il se trouve que, compte tenu des circonstances (essor du groupe de Shigaraki, retraite forcée de All Might, etc.), il a été décidé que leur formation professionnelle s’effectuerait au pas de course. En l’occurrence, ils vont devoir passer l’été sur un petit archipel du sud, à tenir une agence de héros: le dernier du coin ayant pris sa retraite récemment, il est de leur devoir d’assurer l’intérim le temps de trouver un remplaçant. Le problème, c’est qu’entretemps, le fruit d’expériences relatives à l’alter de All for One s’est fait la malle, et cherche à s’approprier l’alter d’un des habitants dudit archipel.

S’il avait pu être reproché au premier film de tenir à l’écart une bonne moitié des personnages de la classe (notamment certains très populaires, comme Asui), ici, ce ne sera pas le cas: tout le monde est dans la place et directement impliqué dans les événements. Dès le départ. Un départ qui n’est d’ailleurs pas bien folichon: on y découvre les activités « héroïques » des personnages, essentiellement chargés de surveillance de plage, assistance aux personnes âgées, rechargement de batterie de tracteur… OK, c’est une agence d’intérim qui bosse gratos, quoi. Why not.

Mais très vite, un quatuor de villains se pointe pour mettre sa zone. Et heureusement pour nous, parce que sinon, ç’aurait été très, très chiant. De ce quatuor, on ne retiendra pas vraiment Mummy et Slice (cette dernière étant d’ailleurs surtout là pour mettre en valeur certains des jeunes héros qui auraient été un peu mis de côté sinon). Par contre, Chimera est un des ennemis les plus redoutables qu’ils aient eu à affronter jusque-là, et pousse Todoroki jusque dans ses derniers retranchements. Quant-à leur chef, Nine, il tire son nom du nombre d’alter qu’il peut porter, et s’avère donc particulièrement puissant. Notamment parce que son alter primordial est un alter climatique (en gros, c’est Storm en mec, avec d’autres pouvoirs en plus).

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les derniers combats contre ces deux monstres de puissance sont dantesques: ils figurent sans trop de problèmes parmi les plus impressionnants, les mieux chorégraphiés et les mieux réalisés de toute la franchise. Si le précédent film et le milieu de la quatrième saison avaient placé la barre très haut, celui-ci n’est clairement pas en reste et livre une des performances visuelles les plus abouties en la matière. Enfin, je dis ça, mais on en est quasiment arrivé au point où le contraire serait considéré comme une déception. De là dire que c’est la seule plus-value du film, il n’y a qu’un pas. Que je franchis.

Parce qu’on ne va pas se mentir, niveau histoire, développement des personnages ou dialogues, c’est clairement du bas de panier, même dans le contexte spécifique de My Hero Academia. De toute façon, c’est un peu un problème récurrent pour les films tirés de shônen à succès, surtout quand ils ont un volet « baston » très prononcé comme celui-ci. Au moins est-il assez bien réalisé pour ne pas avoir à rougir devant son prédécesseur ou Dragon Ball Super: Broly. Surtout que son volet musical, toujours signé Yûki Hayashi, reste égal à lui-même (c’est-à-dire excellent).

Bref, c’est un film à voir pour ses scènes d’action et quelques moments de bravoure (ou pour voir, enfin, Deku et Bakugo collaborer ouvertement en combat). Il ne révolutionne rien, n’apporte rien de spécial au reste de l’œuvre (même s’il semble relativement bien s’inscrire dans sa chronologie, il annule ses propres enjeux), et ne constitue en rien un indispensable ou un immanquable. Mais ça, en fait, on le savait déjà avant même sa sortie: l’intérêt de ce genre de production, c’est d’en mettre plein les mirettes (et accessoirement rappeler au public entre deux saisons que My Hero Academia est toujours dans la place). Et là, ben le contrat est totalement rempli. C’est décérébré, ouais, mais ça n’a jamais eu d’autres prétentions.

Au revoir; à bientôt; et joyeux noël.

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