Vrac de trucs japonais terminés #25

Le mois de mars arrive bientôt à son terme, et avec lui pas mal de séries animées. Mais pour commencer, quelques mangas.

Celui qui hantait les ténèbres

Celui qui hantait les ténèbres

Il s’agit en fait d’un recueil de deux histoires bien distinctes; Dagon tout d’abord, puis Celui qui hantait les ténèbres à proprement parler. Dans la première, on suit les mésaventures d’un officier de marine capturé par la flotte allemande dans le Pacifique durant la Première Guerre Mondiale, qui réussit à s’évader pour atteindre une île étrange (la suite coule de source, bien évidemment). Pour la seconde, le nombre de planches alloué est environ trois fois plus important. Robert Blake, écrivain résidant dans la ville de Providence en quête d’inspiration, a vent de l’existence d’une étrange église abandonnée, que tout le monde lui intime d’éviter. Ce qu’il ne fait évidemment pas, et l’amène à découvrir l’existence d’horreurs liées au Necronomicon.

Je dois avouer que je suis un peu déçu. Certes, il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour prétendre que c’est un mauvais manga, mais je reste intimement persuadé qu’il y avait mieux à faire de Dagon (accessoirement une de mes trois nouvelles préférées de H. P. Lovecraft, donc oui, mon avis est biaisé). Celui qui hantait les ténèbres s’en sort beaucoup mieux, mais n’est pas nécessairement aussi travaillé qu’ont pu l’être d’autres adaptations de Gou Tanabe (je songe notamment à La Couleur tombée du ciel); si bien que le mangaka lui-même affirme qu’il aimerait reprendre ces deux récits à l’occasion (mais bon, les contraintes éditoriales étant ce qu’elles sont…).

Le prochain à sortir en France devrait être soit l’adaptation du Molosse, soit l’adaptation du Cauchemar d’Innsmouth. A priori, ma préférence irait à ce dernier, mais vu qu’il s’agit du plus récent des deux…

Libraire jusqu’à l’os

Libraire jusqu'à l'os

… raconte les aventures de Honda, une libraire squelettique qui a décidé d’exposer en dessin l’envers du décor des magasins de vente de mangas au Japon. Avec moult anecdotes à la clef. Et… ouais, voilà, c’est tout. Ni plus ni moins. Du coup, pas vraiment d’histoire, juste des suites de situations, d’expositions, de témoignages, le tout au travers du regard d’une mangaka/vendeuse angoissée/complexée. Mais dans une bonne ambiance, finalement.

S’il y a bien quelques mauvais côtés évoqués, le tout est traité avec suffisamment d’humour pour que l’on ait toujours l’impression que les choses se passent relativement bien quoi qu’il arrive. Ce que je peux parfaitement croire: la librairie dont il est principalement question est une grosse structure, au rythme de vente visiblement conséquent et donc solidement achalandée (avec en bonus une clientèle étrangère). Aussi, si ce qu’on peut lire ici est très instructif, il faut également partir du principe que ce ne sera pas un panorama exhaustif.

Ce que le manga n’a jamais la prétention d’être: l’autrice ne généralise pas vraiment les situations et indique même à plusieurs reprises que certains fonctionnements ou dysfonctionnements sont assez spécifiques selon les lieux (ou les personnes). Le dernier volume, outre la masse de pages bonus qu’il peut proposer, évoque une période où Honda n’était plus libraire, et en profite donc pour aborder (très rapidement), un nouvel angle de vue, à savoir les bouquins japonais dans les librairies taïwanaises. Un thème que je n’avais jusque-là jamais vu traité ailleurs.

Mais bref, c’était très instructif.

2.43

Seiin High School Boys Volleyball Team

… est la hauteur à laquelle se situe le filet pour les matches officiels de volleyball lycéen au Japon. Et c’est précisément le sport dans lequel officient le très (trop?) sérieux Kimichiko Haijima et le beaucoup plus nonchalant Yuni Kuroba. Aussi, lorsque le premier revient dans sa ville d’enfance de Fukui, il essaie de beaucoup motiver le second et relancer un club de volley aux performances au mieux très bof. L’ennui, c’est que son passé le rattrape, et que de sales rumeurs commencent à circuler sur lui; d’autant qu’il a un caractère de cochon.

Je n’ai pas lu le roman d’origine (pas sûr qu’il ait été traduit en langue occidentale, d’ailleurs), alors je ne pourrai évidemment pas juger de sa qualité en tant qu’adaptation. En tant qu’anime sportif, en revanche c’est… relativement quelconque, en fait. L’histoire n’a pas un gros intérêt et je ne peux pas dire que les persos m’aient inspiré beaucoup d’empathie (au contraire). Mais surtout, j’ai un peu eu le sentiment qu’elle se terminait précisément par où elle devrait commencer.

Après, c’est un segment court, et il est très difficile de développer une histoire sur seulement douze épisodes (sachant qu’à côté, c’est à peu près ce que Haikyû!! peut parfois proposer pour un unique match). Du coup, un seul vrai match, avec de très jolis effets de déformation sur la balle… mais c’est à peu près tout. Ce qui passerait sûrement très bien s’il n’y avait pas un aussi sérieux concurrent juste en face. Pas de bol.

Bottom-tier Character Tomozaki

Bottom-tier Character Tomozaki

Fumiya Tomozaki est le joueur japonais numéro 1 d’une contrefaçon de Smash Bros. ultra-populaire. Si dominant que même la numéro 2 n’arrive pas à lui prendre de match (ouais, crédibilité/20). Mais lorsque cette dernière lui fixe un rendez-vous pour le rencontrer IRL, elle ne cache même pas sa déception: il s’agit de sa camarade de classe ultra-populaire Aoi Hinami, qui voit en lui juste un gros loser pathétique. Toutefois, elle lui propose, sous la forme d’un jeu à quête, de l’aider à se sociabiliser, avoir l’air plus cool, etc.

Mon opinion sur cette série n’a pas fondamentalement changé depuis janvier, et quelque part, je crois que je devais beaucoup m’ennuyer ce trimestre pour avoir continué (ce n’est pas le seul titre dans ce cas, mais bref). Si le personnage de Tomozaki pouvait difficilement être autre chose qu’assez falot, vu le plot de départ, Hinami s’avère être en fait une sale conne; ce que rien ne justifie vraiment.

De plus, environ deux tiers des autres persos sont OSEF ou tout juste fonctionnels. Genre Shûji Nakamura, juste là pour qu’il y ait une espèce de forme de vague rivalité, ou Fûka Kikuchi, qui ressemble à une forme de vague love-interest, mais pour laquelle Tomozaki ne semble rien ressentir (d’ailleurs, c’est un peu la même chose pour tous les persos: on a clairement l’impression qu’il s’en fout totalement; à part peut-être Hinami, et encore, il faut quasiment attendre la fin de la série).

Quant-au volet ludique, il est assez misérable, et les passages les plus gênants sont peut-être ceux où, justement, Tomozaki parle de son jeu de prédilection.

Dr. Stone: Stone Wars

Dr Stone

La guerre entre les partisans de Tsukasa Shishiô et ceux de Senkû se prépare peu à peu, mais les premiers ont à la fois l’avantage du nombre, celui de la force et celui du contrôle de la grotte à l’eau miraculeuse. Cependant, Senkû n’a pas dit son dernier mot, et a bien l’intention de profiter de ses connaissances pour faire de son armée la mieux équipée de son époque. D’autant que, du côté de Tsukasa, les loyautés ne sont pas nécessairement aussi acquises qu’il le pense.

Honnêtement, ç’aurait parfaitement pu tenir en moitié moins d’épisodes. Voire peut-être encore moins. Un long métrage correctement rythmé aurait très bien pu faire l’affaire, je pense. Donc, même si 11 épisodes, c’est court, il y a beaucoup de longueurs, et de TRÈS GROSSES facilités d’écriture. Ce qui a d’ailleurs fini de me sortir du truc. Ça, et le fait que le scénario s’amuse à saboter ses propres enjeux, mais bref.

À mes yeux, sans nécessairement être l’arc de trop (il était de toute façon indispensable, vu le set up), Stone Wars était trop long, et trop téléphoné pour apporter réellement quelque chose. Au fond, c’est presque un arc de transition, en teasing du prochain. Qui ne m’intéresse juste pas du tout, à l’heure actuelle.

Jujutsu Kaisen

Jujutsu Kaisen

Yûji Itadori ingère par la force des choses le doigt d’un Fléau historique nommé Sukuna Ryômen. Ce qui lui confère des pouvoirs d’exorciste extraordinaire… et le contraint à rejoindre cette petite caste, ne serait-ce que pour apprendre à se contrôler. Sauf que, d’une, il reste neuf autres doigts, et de deux, tout le monde ne voit pas nécessairement d’un bon œil l’arrivée d’un type dont le corps héberge un Fléau.

Eh bah c’était très bien, vraiment très bien. OK, on pourrait quasiment croire, vu les persos et le scénario, qu’on est dans une sorte de Naruto avec des persos plus vieux, mais en fait… bon, c’est presque vrai, mais c’est surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux. Notamment la réal’, qui est formidable à bien des égards, avec une animation ultra-percutante pour les scènes de combat, parmi les meilleures de ces dernières années.

Cerise sur le gâteau, les openings et endings sont également bien au-dessus du lot. Que demande le peuple? Un film? Il arrive.

Kemono Incidents

Kemono Incidents

Les Kemono vivent parfois parmi les humains, si bien qu’il arrive qu’une forme de médiation soit nécessaire. C’est le rôle qu’assure Kohachi Inugami, détective spécialisé dans les cas Kemono, qui découvre et recueille au cours d’une enquête le jeune hybride humain/goule Kabane Kusaka. Ce dernier, à la recherche de ses parents, accepte de le rejoindre et de l’assister dans son travail, en compagnie d’un autre hybride et d’un garçon des glaces.

Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette série, si ce n’est qu’elle était par moments vraiment malaisante (enfin, de mon point de vue). Je pense que c’est en bonne partie lié au décalage entre le chara-design pop/flashy et la brutalité de ce qui y est évoqué. Comme Kabane est virtuellement immortel par son statut de demi-goule et accessoirement insensible à la douleur (voire insensible tout court), il en prend vraiment plein la gueule à chaque combat, tandis que les histoires de la mère de Shiki ou du frère d’Akira sont particulièrement glauques.

En dehors de ça, pas grand-chose de plus à dire, si ce n’est que certains épisodes sortent vraiment du lot quand d’autres sont au contraire particulièrement plats. Surtout, il n’y en a que douze, ce qui est quand même très court; si bien que la conclusion est le teasing d’une suite.

King’s Raid: Successors of the Will

King's Raid

Il y a bien longtemps, le roi Kyle d’Orvelia s’est sacrifié au combat pour mettre un terme à l’invasion du roi démoniaque Angmund. Mais ce dernier pourrait très rapidement renaître de ses cendres: des incursions de morts-vivants se multiplient dans les campagnes, ce qui, pour certains, est un signe. Kasel, écuyer de la couronne, n’a pas vraiment le niveau pour devenir chevalier, mais décide malgré tout avec son amie Frey d’aller aider son ami Clause, piégé par ces monstres. Pendant ce temps, une mystérieuse compagnie de mercenaires elfes noirs commence à se tailler une solide réputation au combat, en dépit des préjugés et de la xénophobie.

La série est tirée d’un MMO-RPG free-to-play sud-coréen auquel je n’ai jamais touché. Mais honnêtement, si on avait mis le titre « Seiken Densetsu » à la place, ça n’aurait pas été choquant. Alors, évidemment, question originalité de la trame principale, on repassera. Idem pour le groupe du héros, qui est en gros un groupe de raid lambda, avec son tank, sa healer, sa mage-DPS, etc. Heureusement, il y a à côté l’arc des elfes noirs.

En général, ces derniers apparaissent dans les fictions comme des êtres profondément maléfiques, mais King’s Raid retourne sa perspective pour en faire des victimes de crimes racistes en quête de réparation, de reconnaissance ou, surtout, de vengeance. Alors, ça ne va jamais chercher très loin, et l’inimitié qui les oppose aux humains fait beaucoup penser au trope rôliste de la haine elfes/nains, mais c’est toujours ça de pris.

Parce que le reste est tout sauf inoubliable.

Re:Zero (saison 2)

Re Zero

Suite des (més)aventures de Subaru, coincé avec Emilia, Ram et quelques autres dans le sanctuaire forestier qui sert de tombeau à la sorcière Echidna, alors qu’une sinistre menace plane sur le manoir Roswaal et ses occupantes.

Si l’essentiel de la première partie de saison (scindée pour cause virale) aura consisté en l’habituel cycle de mort et résurrection de Subaru, la seconde sera davantage sortie de sa zone de confort. Notamment du fait de deux événements édifiants, l’un lié aux sorcières, l’autre à Otto, qui passe de personnage quasi-figurant (en tout cas surtout contextuel ou fonctionnel) à personnage de premier plan. Au même titre que la jusque-là relativement effacée Ram et, surtout, Béatrice. Toutefois, le personnage le plus central aura été Emilia, qui aura au passage fait la paix avec son passé, gagné en maturité et avancé encore de quelques pas vers la légitimité au trône.

Du reste, c’est Re:Zero, égal à lui-même. À tous les niveaux. Perso, j’apprécie pas mal, mais force est d’admettre que ce n’est pas non plus de l’incontournable absolu, et qu’il y a quand même des fautes de goût dans les designs très « Akiba » de certains persos. Surtout, j’ai un peu eu le sentiment que c’était avant tout un arc de transition et d’exposition, posant un gros set up pour le prochain. Qui du coup pourrait être pas mal de choses, mais comme j’ai arrêté ma lecture des LN avec la publication du dernier volume en français et qu’Ofelbe a beaucoup de retard, je n’en ai strictement aucune idée.

Skate-Leading Stars

Skate Leading Stars

Kensei Maeshima, ex-patineur, décide de se remettre au Skate-Leading (du patinage de groupe) motivé par Hayato Sasugai, le frère de son plus grand rival passé qui a un compte à régler avec celui-ci. Malheureusement, certains de ses partenaires ne l’apprécient que modérément, et reprendre ses marques s’avère compliqué. D’autant plus compliqué que le responsable du club n’en a pas grand-chose à carrer. Cependant, Hayato a un plan. Plusieurs, même en fait.

Bon, on aura rapidement compris que le patinage était juste un prétexte pour faire du j-pop idol building. D’ailleurs, il y a même une équipe adverse majoritairement composée de stars de J-Pop. Enfin bref, quoiqu’il en soit, il suffit de prendre un truc genre IDOLiSH7, remplacer la danse et le chant par du patin, « et voilà, » comme disent les hipsters américains qui veulent se donner du style en baragouinant deux mots de français.

Je pense que je l’aurai complètement oublié dans quelques jours, tellement c’est mémorable.

WAVE!! -Let’s go surfing-

Wave

Masaki Hinaoka se prend d’affection pour le surf avec l’arrivée d’un nouvel élève, Shô Akitsuki. Progressant petit-à-petit, il se hisse peu à peu parmi les meilleurs surfeurs japonais de sa génération. Et c’est le drame.

Il s’agit à la base d’un triptyque de films d’animation qui a été recalibré pour une diffusion TV. Alors déjà, pour oser sortir une réalisation de ce niveau en 2020/21, il faut vraiment n’avoir peur de rien. La CG est crade; pas dégueulasse au point de cette flaque de chiasse qu’est EX-ARM, mais crade au point de presque réussir à faire passer le Ultraman de Netflix pour une série correcte. L’ennui, c’est que ce sont les séquences les plus importantes (soit les séquences de surf) qui en ont « bénéficié » : le rendu de l’eau y est particulièrement moche, mais, surtout, la tronche des modèles des persos fait penser aux premiers jeux en cell shading de la Dreamcast.

Et pour ce qui est de l’histoire… mais qu’est-ce que c’était con! Pas positivement con, hein, juste stupidement écrit. Entre l’accumulation de clichés, les situations débiles, les persos caricaturaux au possible (mention spéciale au nerd qui chiffre tout, à l’anime-otaku et au crétin à ukulélé)… nan, vraiment, on se croirait, comme pour Skate-Leading Stars, dans un anime à idols; en plus mauvais. D’ailleurs, les génériques donnent le ton, puisque ce sont les seiyû qui s’y collent en mode « nos persos forment un boys band, lol! »

Clairement pas l’anime du trimestre, donc.

Durarara!!, vol. 6

Durarara 6

Aoba Kuronuma a piégé Mikado Ryûgamine, qui n’a que peu d’autres choix que d’accepter sa proposition: devenir le chef des Blue Squares, gang autrefois ennemi de son ami Masaomi Kida. Cependant, Celty Sturluson, qui a toujours deux tueurs russes à ses trousses, pourrait constituer un grain de sable non-négligeable dans ses plans. Au même titre que celui qui tire les ficelles depuis le début, et a entre-temps fait en sorte que Shizuo Heiwajima se retrouve poursuivi par des yakuzas.

Ça fait toujours plaisir de retrouver ces personnages, même s’il s’agit, à mon avis, de l’arc le moins intéressant depuis le début. Peut-être parce qu’il part un peu dans tous les sens et peine à raccrocher les wagons. Quand il y parvient… eh bien c’est l’arrivée, tout le monde descend, merci d’avoir voyagé avec notre compagnie, tout ça. Tout l’enjeu tient en fait, d’une part, aux manigances d’Izaya Orihara et, d’autre part, au fait que la structure des Dollars est plus que bancale.

Ces derniers apparaissent désormais surtout comme le rêve idéaliste d’un ado en mal d’inhabituel et d’adrénaline, finalement rattrapé par le fait que sa création n’avait, par définition, aucun garde-fou pour l’empêcher de totalement vriller. Surtout quand un mec comme Izaya est dans la place. Jusqu’ici, il y a toujours eu Celty, Shizuo ou la bande de Kadota pour sauver la mise, mais tout laisse à penser que ça ne durera pas éternellement.

La suite dans le prochain volume pour… disons, après les prochaines présidentielles? Mince, cette série de LN est finie depuis 2014 au Japon; même la version US est terminée, et nous, nous n’en sommes encore qu’à la moitié…

Au revoir; à bientôt.

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